Affaire Béthio Thioune: Abdoulaye Diagne, témoin des meurtres de Madinatoul Salam donne quelques détails du drame

Le journal Walf’Grand-place a eu un entretien avec le frère de l’une des victimes de la tuerie de Médinatoul Salam, Ababacar Diagne. Abdoulaye Diagne est revient sur le film des événements et donne le nom de l’assassin de son frère.

Lundi 30 Avril 2012 - 09:01

Affaire Béthio Thioune: Abdoulaye Diagne, témoin des meurtres de Madinatoul Salam donne quelques détails du drame
« Nous étions réunis pour aller voir le Cheikh. Nous avons passé la journée à la maison à Mbour. Nos condisciples étaient venus de tout le Sénégal. Tous ceux qui ne pouvaient plus approcher le Cheikh du fait des profiteurs qui l’entourent, s’étaient ligués pour chercher à le rencontrer. L’objectif était de s’expliquer avec lui sur la situation qui prévalait. Parce qu’on lui racontait du n’importe quoi sur nous. Nous étions plus de 25 hommes, 4 femmes et des enfants. C’était le jour du combat Yekini-Balla Gaye2. Ce jour-là Bara Sow a passé toute la journée à lire le Coran, il n’a parlé à personne. Bara Sow nous avait recommandé de rebrousser chemin, si nous trouvons la porte fermée, mais la porte était ouverte. On est entré calmement, les dames et ceux qui ne maîtrisent pas les Khassaides sont restés assis.

Et les autres ont commencé à chanter les Khassaides. C’est alors que les nommés Iba Guèye et Fallou Diop sont allés voir le chambellan du Cheikh, Matar Sow pour lui dire notre vœu de rencontrer le Cheikh. Ce dernier a dit que le Cheikh ne s’est pas manifesté mais dès qu’il le fera nous serions informés et il nous introduira. Nous avons repris les Khassaides, c’est avant de terminer qu’ils nous ont attaqués. Quelques instants avant l’attaque un nommé Baro a prévenu Bara Sow que les « commandos » étaient sur le point de nous attaquer et qu’il valait mieux qu’on quitte les lieux. C’est à ce moment qu’ils nous ont attaqués. Ils ont escaladé le mur de la maison du Cheikh pour nous rejoindre dans l’enceinte de la maison. Ils étaient armés de gourdins, de machettes, de pelles, de haches et de toutes sortes d’armes blanches.

Et nous n’avions aucune arme que nous. On ne voulait pas riposter dans la maison du Cheikh c’est pourquoi on a eu beaucoup de blessés parmi nous. D’ailleurs c’est là que Bara Sow a été touché grièvement. Et Ababacar Diagne ne voulait pa le laisser seul, c’est là que Khadim Ndella a exhibé une carabine et a tiré à bout portant. Les deux premiers coups n’ont touché personne, mais le troisième a atteint Pape Babacar Diagne devant moi. C’était alors le sauve-qui-peut. Ceux qui ont échappé à la mort sont ceux qui ont fui. » Raconte Abdoulaye Diagne

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