Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, une dizaine d'enfants, le suspect pas fiché.

Un camion a foncé sur la foule sur la Promenade des Anglais à Nice où les habitants étaient venus assister au feu d'artifice du 14-Juillet, faisant au moins 84 morts. Le conducteur a été abattu.

Vendredi 15 Juillet 2016 - 07:21

 

  • Jeudi soir vers 23 h (heure locale), un camion a foncé dans la foule rassemblée sur la Promenade des Anglais de Nice pour les feux d’artifice du 14-Juillet. Le véhicule aurait roulé à pleine vitesse sur une distance de 2 km, suscitant un mouvement de panique. Des coups de feu ont également été entendus.
     
  • Au moins 84 personnes sont mortes et 18 se trouvent "en urgence absolue", d'après le ministère de l'Intérieur.
     
  • Devant le Palais de la Méditerranée, un luxueux complexe hôtelier, le camion blanc était immobilisé, quelques heures après l'attaque, les pneus crevés, la porte passager criblée d'impacts de balles.
  • D'après des témoignages confirmés par des sources proches de l'enquête, le chauffeur du camion a tiré avec un pistolet avant d'être abattu. Une "grenade inopérante" et des "armes longues factices" auraient également été trouvées dans le camion. 
  • Des papiers d'identité ont été retrouvés à l'intérieur du véhicule. D'après les premiers éléments de l'enquête, ces papiers d'identité appartiennent à un individu franco-tunisien domicilié à Nice et connu des services de police pour des faits de délinquance. Mais il n'était pas fiché "S". 
  • "Nous ignorons si il avait des complices", a  indiqué François Hollande.
     
  • Le parquet de Nice a été dessaisi de l'enquête qui a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris.
     
  • Le président de la République François Hollande a annoncé la prolongation de l'état d'urgence de trois mois à partir du 26 juillet, précisant que "le caractère terroriste" de l'attaque ne pouvait pas être nié.
     
  • Le chef de l'État réunira un conseil restreint de sécurité et de défense vendredi à 9 h, a indiqué l'Elysée.

Ce que l'on sait sur l'attentat de Nice


Vers 23 heures jeudi soir, alors que le feu d'artifice du 14 Juillet touchait à sa fin, un camion blanc a foncé à pleine vitesse dans la foule, qui rassemblait des milliers de personnes dont de nombreux étrangers, et roulé sur près de deux kilomètres le long de la Promenade des Anglais, célèbre avenue de Nice. Des corps jonchaient le sol, souvent recouverts d'un simple drap. Des personnes en larmes restaient parfois hébétées à leur côté sur une chaussée couverte de sang. Le Centre hospitalier universitaire de Nice a déclenché le Plan Blanc, avec la mise en place d'une ligne téléphonique pour les familles 04 93 72 22 22. Le plan Orsec nombreuses victimes a lui aussi été activé.

• Le bilan provisoire est de 84 morts et 18 blessés «en urgence absolue»

Le bilan de l'attaque est toujours de 84 morts, dont des enfants. Par ailleurs, il y a aussi des dizaines de blessés, dont 18 blessés sont en «urgence absolue», a précisé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Parmi les victimes, se trouve un haut responsable de la police aux frontières, selon des sources policières.

• Le conducteur a été abattu par la police


Lors de l'attaque, des coups de feu auraient aussi retenti, mais la confusion règne sur ce point. Des sources proches de l'enquête affirmaient vendredi matin que le conducteur du camion aurait tiré à plusieurs reprises avec un pistolet avant d'être abattu par la police. On ne sait pas s'il avait des complices. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. «Des armes lourdes» ont été retrouvées à l'intérieur du véhicule, a affirmé dans un premier temps le président de la région niçoise, Christian Estrosi, qui se trouvait sur les lieux. Mais ces armes étaient finalement toutes factices sauf une, selon une source policière. Il s'agirait d'une «grenade inopérante» et d'«armes longues factices». Des papiers d'identité au nom d'un Franco-Tunisien se trouvaient également à l'intérieur du camion. «L'identification du chauffeur du camion est encore en cours», a déclaré une source policière. Sur les papiers d'identité, l'homme est âgé de 31 ans et domicilié à Nice. D'après iTÉLÉ, celui-ci était connu des services de polices pour de petits délits mais pas des renseignements. L'attaque n'a pour l'heure pas été revendiquée.

» La France est affligée, horrifiée par cette monstruosité», dit Hollande

• La piste terroriste est privilégiée

Le président François Hollande a confirmé vendredi matin le caractère «terroriste» de l'attaque. «C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste» et «nous devons tout faire pour (...) lutter contre le fléau du terrorisme», a insisté le chef de l'État, qui a assuré que la France allait «renforcer» son «action en Irak et en Syrie». «Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak. Nous continuerons à frapper ceux qui justement nous attaquent sur notre propre sol, dans leurs repaires. Je l'ai annoncé hier matin», a indiqué le président depuis l'Élisez.

Le choix du mode opératoire et de la date hautement symbolique évoque les consignes de groupes djihadistes comme al-Qaida ou l'État islamique. Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, encourageait ceux qu'il nomme «les soldats du califat» à utiliser n'importe quelle arme disponible. À l'image du djihadiste de Daech, Larossi Aballa, qui a assassiné avec un couteau le 13 juin un policier et sa femme à leur domicile dans la région parisienne. «Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle», leur disait-il, «débrouillez-vous (...) renversez-les avec votre voiture.»

• Une cellule de crise activée

À Paris, où le président François Hollande est rentré en urgence, une cellule de crise a été activée au ministère de l'Intérieur. Le chef de l'État a annoncé une prolongation pour trois mois supplémentaires de l'état d'urgence, qui devait prendre fin dans quinze jours, et le recours à des citoyens réservistes pour seconder l'armée et les gendarmes. Une cellule d'aide aux victimes a été ouverte au ministère des Affaires étrangères avec un numéro d'urgence pour les proches: 01.43.17.56.46.

• L'état d'urgence prolongé, réunion d'un conseil restreint de sécurité à 9h

François Hollande a annoncé la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, qui devait s'achever le 26 juillet. De même, il a annoncé qu'il ferait «appel à la réserve opérationnelle, c'est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes. Le chef de l'Etat réunira un conseil restreint de sécurité et de défense vendredi à 09H00, a indiqué l'Elysée. À l'issue de ce conseil, François Hollande se rendra à Nice avec le premier ministre Manuel Valls.

7sur7.be et le Figaro

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