CONTRIBUTION: Repenser le Sénégal. Par Birame Ndeck NDIAYE

Que ne dit-on «quand vous ne faites pas de la politique, la politique vous fait». Mais alors, comment faire de la politique? Qui peut en faire ? Qui doit en faire ?
Les outils indispensables pour bien faire de la politique : une bonne culture générale d’abord, (connaître presque un peu de tout et de tout un peu), ensuite un peu d’observations et de vécu si possible. C’est connaître un peu de tout ou de tout un peu, c’est se mettre dans la peau de l’Honnête homme des XVIIème et XVIIIème siècles «homme de manières et d’esprit agréables en société». Dans la politique, il y a aussi mais pas seulement de la géographie (comment situer son quartier dans sa ville et dans son pays, dans quel continent chercher l’Inde), de l’histoire, de l’économie, du droit, de la sociologie, de la communication qui sont autant de politiques. Que serait le mot politique sans un adjectif qualificatif, sans épithète? Politique culturelle, sociale, sportive, fiscale, éducative…Voilà un sacré chantier dans lequel il ne faut pas s’aventurer les mains nues.

Dimanche 2 Novembre 2014 - 16:10

LA REPRESENTATIVITE ET LA REPRESENTATION

Comment bien représenter un peuple ou prétendre parler au nom de ce peuple si on n’en sait pas plus que le citoyen moyen? Un représentant n’est pas forcément représentatif. En quoi est-on représentatif ? Quels critères inventer pour ne pas courir le risque d’élire quelqu’un qui en saurait moins que la moyenne des Sénégalais ?

Apprendre est le maître-mot si on veut appliquer ou transmettre un savoir. Le malheur dans notre cher pays est de vouloir réciter et restituer ce que l’on n’a jamais étudié et assimilé. A écouter certains politiciens, parfois des plus en vue, il est certain que les économistes, juristes et autres sociologues doivent faire face à un dilemme : avoir très mal ou se tordre de rire. Nous avons tendance à aborder, sans humilité aucune, des questions dont nous ignorons les principes qui les sous-tendent. Si avoir des notions en économie fournit des armes pour mieux parler croissance, de création d’emplois et de richesses, étudier les sciences juridiques permet de mieux disserter sur les droits et responsabilités du citoyen et des gouvernants, sur la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) et le type de régime (présidentiel, présidentialiste, parlementaire et leurs nuances), de mieux connaître le rôle d’un Sénat avant de prendre position en se fondant uniquement sur un supposé caractère budgétivore sans chercher à savoir s’il l’est plus que les autres institutions. Si toutes les institutions budgétivores devaient être supprimées, il ne resterait plus grand-chose pour présider à nos destinées.

LA RESPONSABILITE

Comment utiliser de manière optimale les maigres ressources dont nous disposons et qui, en théorie, appartiennent à l’ensemble des Sénégalais ? Comment faire en sorte que ces derniers aient le droit de continuer à vivre, ne serait-ce qu’à travers une couverture maladie obligatoire pour tous, une protection sociale universelle ? La réponse serait plutôt la rationalisation des dépenses publiques, une gestion parcimonieuse des deniers publics confiés temporairement à une équipe (le temps d’un mandat). Ceux qui gèrent doivent toujours avoir à l’esprit qu’ils ne doivent pas trahir la confiance de ceux qui les ont choisis, quel qu’en soit le mode (par décret, arrêté, scrutin ou autre). Pour éviter toute surprise, il convient de les contrôler et évaluer périodiquement, de ne pas bâcler l’enquête de moralité en veillant sur les mœurs dans le passé récent ou lointain Au nom de la coresponsabilité, ceux qui choisissent ont le devoir de contrôler ceux qu’ils choisissent. Comment évoluer sans évaluer? Il faut accorder plus de crédit aux chiffres qui parlent qu’aux palabres politiciennes.

Après tout, sous nos cieux, le constat est fait, il est même unanime. Le diagnostic est largement partagé et les maux connus de tous. C’est plutôt d’un remède qu’il est question. Nous l’attendons de chacun (dans le cas d’une responsabilité partagée) mais en particulier de ceux qui sont choisis pour nous diriger et payés pour nous trouver des solutions. Qu’ils commencent d’abord par se faire violence en intégrant davantage les notions de responsabilité et de devoir et en donnant l’exemple d’un gouvernement qui sait travailler et qui travaille, d’une Assemblée Nationale vigilante, d’une justice toute d’équité, d’un Conseil Economique, Social et Environnemental de qualité, des Directeurs d’établissements publics compétents, vertueux et productifs. De quelle offre d’hommes et de femmes politiques dispose-t-on pour réussir cette mutation-rupture tant annoncée ? Ne parlons même pas d’hommes et /ou femmes d’Etat devenus si rares à trouver de nos jours.

Un Etat ne saurait servir de cobaye au point de confier des postes stratégiques à des novices (inexpérimentés) qui n’ont jamais rien géré de leur vie, jamais premiers en quoi que ce soit. A défaut d’en trouver de meilleurs, Il est préférable de préparer ceux-ci progressivement. En effet, une bonne formation des politiques est un gage de bonne gestion du pays. «Tu es politicien, d’accord, mais quel est ton métier, qu’est-ce que tu sais faire d’autre de tes dix doigts et de ta tête ? ».

La pratique régulière d’une activité exigeant une formation, la grande majorité des politiciens doit faire preuve d’humilité. Ces derniers ont besoin de coaches, de managers. Leurs discours et autres interventions publiques, qui reflètent leur niveau de culture générale, peuvent être revus et bien améliorés. Faut-il utiliser les mêmes thèmes, propos et la même langue pour s’adresser simultanément à tous les segments de la population (intellectuels et paysans, mécaniciens et artistes) ? La science politique est une discipline enseignée dans les Universités. En France, pays souvent cité quand son exemple nous arrange, bon nombre de politiques les plus en vue sont sortis de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA).

Au Sénégal, il n’est pas demandé que tous en sortent, mais il n’est pas souhaitable non plus que personne ne sorte d’une grande école. Pour beaucoup d’apprentis politiciens, pas d’école appropriée, pas de lecture non plus pour parfaire les connaissances ? L’on nous apprend que le niveau des élèves, étudiants et enseignants a baissé. On oublie de nous dire que celui des politiciens ne s’est pas élevé. On fait semblant de ne pas voir venir la menace tant que le niveau des chirurgiens et pilotes d’avion n’aura pas baissé. Compte-t-on sur un miracle pour sauver le pays ? Beaucoup de personnes ressources ne seront pas sollicitées parce qu’on n’arrive pas à les dompter. Elles mourront en emportant avec elles leurs connaissances. Quel gâchis pour un petit pays en développement! Je serais Président de la République que je serais chasseur de têtes, n’en déplaise aux faucons de tous bords. Le Comité de pilotage des Assises Nationales du Sénégal et la Commission Nationale de Réforme des Institutions regorgent de personnalités à la compétence avérée, désintéressées et réunies par un idéal : celui de donner le meilleur de soi-même à son pays. Nous devons tous demander pardon au Président Amadou Mahtar MBOW qui, après avoir dirigé le monde en sa qualité de Directeur Général de l’UNESCO, s’est, très humblement mis au service de son pays pour la recherche d’un consensus national autour de question cruciales sans rien attendre en retour. Nous ne savons pas ce que nous perdons en l’écoutant pas pas.

Si j’étais Président de la République, je convoquerais les meilleurs (pas seulement les politiques) et je ne me priverais pas d’échanger, si possible, avec tous ceux qui sont reconnus premiers dans un domaine précis (du mécanicien à l’ingénieur, de l’inventeur de mots à l’inventeur de couveuses, du médecin qui a séparé des frères siamois au lutteur champion d’Afrique). Nous avons beaucoup à apprendre des meilleurs même s’ils ne livrent pas tous leurs secrets. Les Présidents et Gouvernements sont éphémères mais le peuple est éternel. Que représentent cinq à dix ans de mandat par rapport à une vie ? Il ne faut pas insulter l’avenir. Le fort est celui qui, au lieu de se servir de son pouvoir inutilement ou négativement, aide le faible. Le bon élu est celui qui ne crée pas des problèmes, ni pour les autres, ni pour lui-même. Il en règle le maximum. Si j’en avais le pouvoir, je ne condamnerais et n’exécuterais une quelconque sentence sur la seule base de l’accusation soufflée à mon oreille par un proche (privilégié) sans me demander quel intérêt en tire celui-ci et sans jamais avoir entendu la défense, sauf si la vérité ne m’arrangerait pas. Si on devait destituer les Présidents sur la base d’accusations, il n’en resterait au pouvoir assez longtemps pour finir un mandat. De nos jours, ce sont les voleurs qui crient au voleur et sont à l’aise dans la calomnie, prêts à se dédire quand les carottes semblent cuites. Je n’hésiterais pas à brandir le couperet à l’encontre de ceux qui, pour un intérêt personnel, me tromperaient au point de compromettre la carrière ou la vie d’un honnête citoyen. Comme un serment devant le tribunal des hommes, j’aurais pour viatique : La vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

LES CRITERES DE SELECTION ET DE SANCTION

Les différentes élections doivent reposer sur des critères de sélection d’abord. N’est pas médecin, enseignant, footballeur, policier, juge, pilote, gouverneur, journaliste ou étudiant qui veut. La fonction de maire ou de député, ou celle de président de la République, la plus haute qui soit, doit-elle être la plus ouverte possible jusqu’à enregistrer des candidatures fantaisistes, voire pittoresques, sans un minimum d’obstacles à franchir? A voir comment Hitler est venu au pouvoir, on est tenté de dire : attention au populisme qui peut mener aux pires dérives. Si on n’est pas assez vigilent pour verrouiller à temps certaines dispositions de la Constitution, l’arrivée au pouvoir d’un dictateur inculte et rancunier pourrait anéantir des efforts de plusieurs décennies et remettre irrémédiablement en cause notre position de pays démocratique. Si avec l’argent les portes de la transhumance sont largement ouvertes, que n’obtiendrait-on avec l’argent et les armes.

La géopolitique, la lecture et l’analyse de rapports subtils et confidentiels, la discussion avec les grands de ce monde, la littérature, la prospective, la signature de conventions internationales pouvant engager des générations futures, exigent en retour un minimum de niveau intellectuel. Ne pourrait-on pas prévoir d’autres critères à part la caution et l’âge plancher de 35 ans (il n’est pas encore prévu d’âge plafond) pour être candidat à la présidentielle? A tous les postes électifs, l’audace et la seule popularité ne devraient suffire pour participer. Au Sénégal, la représentativité politique est en train de l’emporter sur la compétence, l’expertise et la maîtrise des ficelles d’une profession. Quels sont les critères d’appréciation du travail d’un agent de l’Etat ? Doivent-ils reposer sur sa capacité à mobiliser une foule de militants et à gagner une élection fût-elle très locale, voire localisée, ou plutôt sur sa gestion de l’établissement qui lui est confié ? Ne doit-on pas avoir pour principale ou unique référence l’objet visé par la création dudit établissement? Autour de quel type de développement sommes-nous mobilisés ? Est-ce la politique partisane ou le progrès économique et social? De la réponse de chacun dépendra sa perception de la notion de pouvoir.

Malheureusement, de nos jours, l’enjeu économique cède le terrain à l’enjeu politique (politicienne). A ce rythme, l’aboutissement logique devrait être la nomination d’artistes (chanteurs et comédiens) et de sportifs (lutteurs et footballeurs) insuffisamment préparés aux postes de responsabilité, tout simplement parce qu’ils sont imbattables au plan de la popularité.

Quel est le palmarès de ceux qui dirigent ou aspirent à diriger ? A-t-on assez d’exemples à citer ? A-t-on fait l’effort de dénicher des talents ? Doit-on les snober juste parce qu’ils ne sont pas des partisans ? Ont-ils moins de droits et moins d’opportunités à servir leur pays ? Il ne faudrait pas s’attacher aux contingences. Nous devons y travailler sans plus tarder. Un gouvernement se juge à sa capacité à prendre des mesures salvatrices et à les exécuter, à sa façon d’établir les ordres de priorités, de s’attaquer aux urgences, d’être fidèle à ses engagements, ponctuel et pragmatique au moment de rendre compte. Le peuple doit le noter en s’appuyant d’abord sur le degré d’exécution du programme de son Président alors candidat et sur sa réponse aux demandes des populations en cours de mandat. La promesse est une dette. Et si tous les partisans et courtisans étaient astreints à l’obligation de remettre à l’exécutif ou à son chef un document proposant des solutions à nos problèmes d’ordre économique, social, culturel, sportif et autres ? C’est plus productif que de changer de parti entre les deux tours d’une élection présidentielle. Verba volent, scripta manent (les paroles s’en vont mais l’écrit reste). A malin, malin et demi.

LE NIVEAU DES DEBATS

Les grands débats devraient aller au-delà de la simple évocation du thème : création d’emplois, émergence, répartition des richesses, réforme des institutions, bonne gouvernance, démocratie, justice, etc. Que l’opposition ne se limite pas à attaquer, que le pouvoir ne s’emploie pas à noyer le poisson. Ainsi, les disputes de gamins seront évitées. N’ayons garde d’humilier nos anciens présidents (Kelifas) et leur famille. Cela ne nous honore pas en tant que nation. Le monde nous observe, nos enfants nous regardent. Les nouveaux seront un jour des anciens s’ils ont longue vie. Tout en restant sur les principes, nous pouvons régler nos problèmes sans en arriver aux extrêmes, dans la pure tradition sénégalaise. Quelle doit être l’attitude d’un peuple auquel on inflige le spectacle de deux Présidents (l’un ancien et l’autre en exercice) s’accusant de tous les maux? Il faut l’éviter absolument, sinon à quel espoir s’agripper? Dans ce grand tableau qu’est le monde, de plus en plus les Sénégalais jugent mal les Sénégalais, chacun prenant le soin de s’exclure du panorama car, en disant « gaa ñi », on n’en fait pas partie. On n’est jamais responsable soi-même. Nous avons une drôle de façon d’inviter les étrangers à venir investir ou faire du tourisme. Ne donnons pas du travail supplémentaire à ceux qui, dans nos ambassades ouvertes un peu partout dans le monde, sont chargés de vendre l’image du Sénégal avec, on peut le supposer, beaucoup de notions en relations internationales et en marketing.

ROLE ET RESPONSABILITE DES MEDIA

Le rôle et la responsabilité des media dans le débat politique (et dans bien d’autres) commence par une bonne investigation, une recherche approfondie dans les thèmes abordés à défaut d’une spécialisation des journalistes. Il nous faut moins de journalistes partisans et qui feraient dans l’auto-interview pour ne pas perdre le sens de l’objectivité. Il s’agit de bien choisir les invités (interviewés) en fonction des thèmes, de bien les présenter, ce qui suppose s’être renseigné sur leur cursus, leur expertise ou maîtrise du sujet et leur moralité car on a pris le pari d’amplifier et de diffuser leurs propos, de leur donner l’opportunité d’influencer leurs compatriotes. Quelle responsabilité! Bref, il s’agit de ne pas faire comme si on n’avait pas le choix. Comment être expert en tout si on n’est nulle part ailleurs reconnu expert de quoi que ce soit? Au secours, le sérieux déserte nos échanges! Il ne faut pas que ce soit juste pour le fun (amuser la galerie). C’est comme des élèves à qui on impose un mauvais maître d’école. Beaucoup parmi le public n’ont d’autres opinions que celle des media. Voilà pourquoi ils méritent mieux.

LES COALITIONS ET OFFRES POLITIQUES

Quid des coalitions de partis politiques? Elles ne sont pas faites pour durer ad vitam aeternam mais s’inscrivent dans un espace et un temps qui dépassent rarement un mandat (un contrat a forcément une durée, même tacite). Pour qu’elles fonctionnent le plus longtemps, il leur faut s’alimenter de rencontres interactives, c’est-à-dire avec de vrais échanges et l’apport d’une sélection d’experts en autant de thèmes et de partis. On ne défend mieux une thèse que lorsqu’on est impliqué dans son élaboration et son application. Les débats bien argumentés sont l’essence même de la démocratie. Il n’est pas à souhaiter que nous soyons tous d’accord sur tout. Si tout le monde danse qui va applaudir? Seule la pertinence doit prévaloir (la force de l’argument et non l’argument de la force). Le profil idéal pour un Président du Sénégal ? Etre libre de toute pression, si ce n’est pour l’intérêt général. Libre de son parti, de sa famille, d’un diktat étranger, de tout lobby. On n’est pas Président d’un parti ou d’une partie du pays, mais de tout le pays. L’affranchissement a un coût et demande du courage. L’histoire, quant à elle, ne retient que les grands noms. Comme chez les grands artistes, il faut veiller à ce que la sortie soit aussi belle que l’entrée en scène (l’élection pour un Président). Il y a bien une vie après la politique.

LA REPONSE POLITIQUE A LA DEMANDE

La première des dignités nous est donnée par le travail qui, à son tour, nous procure le sentiment d’être utile. Mais au-delà de la rhétorique, donc de «l’éloquence creuse », comment créer des emplois ? Que tous ceux qui en parlent proposent au moins quelques recettes. Que les intellectuels sortent de leur somnolence et viennent au secours de leur pays si tant est qu’on leur donne la place et le rôle qu’ils méritent. Pour notre part, nous pensons humblement que la création d’emplois, au-delà de l’agitation d’idée, est plus du ressort des entreprises que de l’Etat. Celui-ci a un rôle d’impulsion et de régulation d’un marché, parfois d’encadrement, mais ne peut attirer des mouches avec du vinaigre. Il doit aider les entreprises à l’aider dans sa politique d’emplois. Pour ce faire, il peut appuyer sur :
-Le levier de l’exonération d’impôts ou de charges sociales pour encourager les entreprises qui embauchent des jeunes pour leur premier emploi ;
-L’insertion, dans les marchés des collectivités publiques (l’Etat et des collectivités locales), d’un taux (quota) réservé au recrutement de jeunes dans les travaux confiées aux entreprises privées ;
- L’encouragement de l’auto-emploi ;
- L’assouplissement du Code du Travail ;
- La simplification des procédures de création d’entreprises ;
-La préférence nationale en matière de marchés publics autant que possible ;
-La dotation de toutes les autres régions du Sénégal d’un minimum d’infrastructures permettant de fixer leurs ressortissants, un budget minimum pour les collectivités locales afin de fixer les sénégalais dans leurs contées et désengorger Dakar ;
-Un relooking ou lifting (nouveau visage) des autres régions (tout se trouve à Dakar) pour, à défaut d’offrir aux touristes de bonnes routes ou pistes ou encore des semelles de chaussures, leur présenter des événements, sites et autres lieux dignes d’être vus et revisités, un itinéraire, un train pour des excursions à travers le pays. Chaque région a besoin de brassage, de s’ouvrir aux apports d’autrui. Le tourisme d’affaires, balnéaire, religieux crée des emplois;

- La subvention des entreprises sénégalaises compétitives, exportatrices et celles qui investissent dans la formation et la recherche ;
- La fourniture permanente d’électricité, d’eau et de haut débit (internet) pour attirer les investisseurs étrangers ;
- Le renforcement d’une justice indépendante, impartiale et diligente indispensable à l’éclosion et au développement d’un environnement national et international des affaires ;
- L’encadrement des agriculteurs qui le souhaitent pour un meilleur rendement ;
- Le soutien à la création de coopératives pour une meilleure mutualisation des moyens et répartition de richesses ;
- La diversification de la formation pratique à des métiers ;
-L’accessibilité du financement pour ceux qui créent ou développent une entreprise ;
- Enfin, en ce qui concerne l’emploi public, commencer par une organisation du travail en ayant comme priorité l’efficacité, voire la rentabilité et une utilisation optimale du temps de présence, la ponctualité et le moins de recours aux cumuls, le contrôle régulier et l’évaluation de certains responsables, surtout les ordonnateurs de dépenses et les comptables publics, séparer la gestion de la politique.

En conclusion, l’emploi contribuant à sauvegarder la dignité, une bonne politique d’emploi doit, pour marcher (au propre comme au figuré), reposer sur deux pieds que sont la formation et la santé assurée aux travailleurs. De quel apport au développement de son pays peut être un travailleur mal formé et à la santé précaire ?

Les politiciens ont la redoutable mission de chercher et proposer des solutions aux problèmes de la cité. Il faut un mieux-être aux populations et, comme des élèves, ils ont levé la main pour dire « moi, monsieur » à la question de savoir qui a la réponse. Pour avoir commis plus de délits que quiconque, ils sont donc eux-mêmes exposés à la sanction comme ils savent si bien sanctionner, quand l’occasion leur est présentée, pour rien et à tort parfois, même pour un délit d’intention, tout en fermant les yeux sur des délits consommés, flagrants et reconnus. La vérité et la justice, c’est ce qui est demandé à tout chef : de famille, d’entreprise et d’Etat, que ce soit sur terre ou dans l’au-delà.

Au moment de rendre compte, à chaque berger il sera demandé comment il a dirigé son troupeau. Face à l’incertitude n’est-il pas préférable de libérer un coupable plutôt que de condamner un innocent? Une grande nation a besoin de se nourrir de grands débats avec la participation de têtes non écervelées. Il faut éviter d’autres « Sacco et Vanzetti », d’autres « Pull-over rouge ». Artistes, écrivains, cadres du privé, professeurs et autres intellectuels, ne laissez pas le monopole du débat aux seuls politiques! Votre vie vous regarde. La nature a horreur du vide que fait vite de remplir un politicien médiocre. Il faut saluer la naissance de clubs de réflexion et les autres retrouvailles aux fins de discuter de notre avenir et de celui de nos enfants. Telle est ma façon de voir et de contribuer au débat public … d’idées.

Biram Ndeck NDIAYE

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