DEMARRAGE DE LA CAMPAGNE ELECTORALE: Le peuple à l’écoute de ses présidentiables

Dimanche 5 Février 2012 - 12:12

DEMARRAGE DE LA CAMPAGNE ELECTORALE: Le peuple à l’écoute de ses présidentiables
La campagne électorale pour la présidentielle du 26 février 2012 débute ce dimanche sur toute l’étendue du territoire. 14 candidats sont en lice pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Il s’agit de Moustapha Niasse (Bennoo siggil Sénégal), Abdoulaye Wade (Fal 2012), Ousmane Tanor Dieng, (Bennoo ak Tanor), Cheikh Tidiane Gadio (Lu jot jotna), Macky Sall (Macky 2012), Idrissa Seck (Idy4président), Cheikh Bamba Dieye (Fsd/Bj), Ibrahima Fall (Takhaw tem), Mor Dieng (Yaakaar), Diouma Dieng Diakhaté (indépendant), Amsatou Sow Sidibé (Car Lenene), Djibril Ngom (Indépendant), Oumar Khassimou Dia (Niaax Jarinu), Me Doudou Ndoye (Union pour la République). Pendant 21 jours, ils sillonneront les coins et recoins du Sénégal pour convaincre les citoyens ce qu’ils comptent faire pour développer le Sénégal.

La conquête des urnes débute dans un contexte particulièrement tendu avec la candidature controversée du président sortant, Me Abdoulaye Wade. L’opposition et la société civile regroupées au sein du Mouvement du 23 juin (M 23) disent niet à la candidature de Me Wade qu’elles jugent inconstitutionnelle. Le M23 est appuyé en cela par des juristes dont les principaux rédacteurs de la Constitution de 2001. Mais leurs remarques n’ont pas empêché le Conseil constitutionnel de valider la candidature de Wade. Des violences ont suivi ce verdict. 4 morts et des dizaines de blessés sont dénombrés.

Mais violences, suite à des manifestations qui n’ont point dissuadé le candidat des Fal qui les a qualifiées de « brise de mer » qui ne sera jamais « un ouragan ».

Si Abdoulaye Wade affiche une détermination certaine à participer à l’élection, ses détracteurs ne le sont pas moins puisqu’ils écartent toute idée de boycott du scrutin. Les dés sont donc jetés et les deux camps vont devoir s’affronter avec leurs forces et faiblesses respectives.

En effet, même s’ils sont en phase sur la question du rejet de la candidature de Wade, les leaders de l’opposition participent à la présidentielle en rangs dispersés. Ses 13 candidats feront face au Pape du Sopi qui est le seul en lice au sein de la mouvance présidentielle. Et l’on ne peut manquer de se demander si cela ne constitue pas une menace pour l’opposition ?

Nombre d’observateurs estiment en effet qu’avec l’éclatement des voix, aucun candidat ne peut arriver vainqueur dès le premier tour. Les « fils » de Wade (Idy, Mack et Gadio) ne manqueront sûrement pas de puiser dans leur ancienne formation politique, minée par des querelles de leadership et de génération avec notamment l’irruption dans le champ libéral des « amis » du fils du président Wade, Karim, à qui est prêtée l’intention de vouloir succéder à son père.

Le président sortant semble toutefois avoir un atout de taille. « On ne peut pas avoir l’argent et l’Etat et perdre des élections », aurait lancé Me Wade à Faure Gnassimbé, président de Togolais qui venait de remplacer son père à la tête de cet Etat ouest africain, il y a quelques années de cela.

Outre l’opposition, Wade doit maintenant faire face à un adversaire de taille, la communauté internationale. Visiblement regardant sur son image à l’étranger, le chef de l’Etat doit certainement avoir le cœur meurtri en entendant les réactions de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la France, de l’Onu et de l’Union africaine qui condamnent « l’usage excessif » de la force contre les manifestations et qui ne font foi forcément foi à l’organisation d’un scrutin transparent. Nombre de ces partenaires ont publiquement demandé au président Wade de prendre la retraite. Ils sont suivis en cela par des guides religieux sénégalais qui lui conseillent de laisser le pouvoir au nom de la préservation de la paix dans le pays.

Qui parmi les deux camps va vaincre ? Certes les programmes joueront un rôle assez déterminant, mais la différence se fera visiblement dans la capacité de l’opposition à jouer sur l’âge du président Wade (85 ans) pour décourager les électeurs de la mouvance, mais aussi de celle du Pape du Sopi à démontrer qu’il est encore capable de faire des choses.

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