Des infrastructures en construction dans le nord, grâce au PUDC.

Une délégation du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) a effectué une "visite de supervision" de ses infrastructures en construction dans le nord du pays, de lundi à samedi derniers, a constaté l’APS.

Mardi 22 Décembre 2015 - 00:13

La visite a commencé par la piste en latérite construite au ranch de Doli (région de Louga) par le PUDC.

L’Etat du Sénégal finance ce programme de construction d’infrastructures de base (routes, eau, électricité, etc.). Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) assure la mise en œuvre et le contrôle de la qualité des chantiers.

La délégation du PUDC a sillonné d’abord toute la steppe du Ferlo, dans la région de Louga, en traversant les rares villages de la savane sèche, entre Guerlé et Doli. Une piste en latérite est en construction entre ces deux localités distantes de 117 kilomètres. Son coût est estimé à 2,8 milliards de francs CFA par le PUDC.

L’ouvrage servira à "désenclaver tous les villages" de la zone sylvo-pastorale, soit "près de 30.000 habitants", a indiqué le directeur national du PUDC, Cheikh Diop.

L’équipe chargée de la "supervision" des chantiers, à bord de plusieurs voitures 4X4 tout-terrain, a arpenté les routes sablonneuses menant vers Bockéladji et Ganguel Maka, dans le département de Kanel (région de Matam), où une piste en latérite de 12 kilomètres a été construite pour désenclaver la zone.

D’un coût de 284 millions de francs CFA, ce tronçon va faciliter les déplacements d’"environ 3.000 habitants" de cinq villages.

"Avec cette piste, il n’y aura plus de risques concernant l’évacuation des femmes enceintes vers Bockéladji", confie Dieynaba Amadou Bâ, une habitante de Ganguel Maka, venue à l’accueil de la délégation du PUDC.

Après le département de Kanel, la supervision des chantiers s’est poursuivie dans le département de Ouroussogui, à travers des pistes sablonneuses habituellement arpentées par des véhicules à traction animale. Ici, le voyage s’effectue au milieu d’arbres épineux et de quelques variétés d’acacias et d’anacardiers, en direction du village de Wouri Mamadou, situé à une soixantaine de kilomètres de Ourossogui.

Un forage d’une capacité de 50 mètres cubes par jour a été réceptionné par la délégation du PUDC, pour approvisionner en eau huit villages faisant partie de la commune de Wouro Sidy.

"Dans ce village, pour trouver de l’eau, il fallait se réveiller à l’aube et sillonner les localités environnantes, à bord de charrettes, pour rentrer à la maison vers 17h", se rappelle une habitante de Wouro Sidy, Aby Diallo.

"Ce forage est le huitième à être implanté dans la région de Matam, dans le cadre de la phase 1 du PUDC", explique la direction du Programme d’urgence de développement communautaire.

Six autres ouvrages sont prévus pour cette région, dans le cadre de "la deuxième phase du PUDC, en 2016".

La première phase, qui concerne l’année en cours, est financée avec 113 milliards de francs CFA, selon la direction du programme, qui annonce que le village de Wouro Mamadou réceptionnera son "château d’eau d’une capacité de 800 mètres cubes par jour, dans trois mois".

L’étape suivante a été consacrée à la piste en latérite de 32 kilomètres, entre Thilogne et Mberla Bélé, pour un coût de 825 millions de francs CFA, selon les responsables du PUDC. Les travaux prendront fin en mars prochain.

"Personne dans ce village n’aurait cru qu’une piste allait un jour être construite entre Mberla Bélé et Thilogne. C’est maintenant chose faite, c’est du concret", commente Samba Kâ, un chef de village.

La commune d’Aéré Lao (région de Saint-Louis) a aussi reçu la visite de la délégation du PUDC. La piste en latérite entre Aéré Lao et Yaré Lao, longue de 48 kilomètres, sera livrée en juillet 2016, selon le chef du bureau de contrôle des travaux du Programme d’urgence de développement communautaire, Abdou Rahmane Sow.

La délégation du PUDC, constituée du directeur national du programme, de responsables du PNUD, de techniciens des entreprises chargées de la construction des infrastructures et des bureaux de contrôle, a bouclé la "visite de supervision" des chantiers par le village de Réwane Peulh, dans le département de Podor (région de Saint-Louis).

Un forage est en construction dans ce village d’éleveurs. Les populations se sont mobilisées pour accompagner la délégation du PUDC sur le site du chantier, où de grosses machines sont activées pour "redonner son lustre d’antan" à Réwane Peulh, ou encore "de la force et de l’espoir", selon les termes du chef du village, Dembal Bâ.

APS

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1.Posté par Bouba Diop le 22/12/2015 09:08 | Alerter
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En somme, que des bonnes nouvelles pour ces endroits déshérités

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