Festival de jazz de Saint-Louis : Ça rampe encore après 23 ans !

En route vers sa quatrième édition, le Festival de jazz de Saint-Louis traine encore ses anciens démons des déficits financiers qui chaque année, sonnent le glas tel à son terme, ce leitmotiv et s’expriment à travers des lamentations habituelles d’une organisation qui semble encore incapable de relever les défis qui interpellent la gestion professionnelle et mature de cet événement.

Mardi 26 Avril 2016 - 20:11

Festival de jazz de Saint-Louis : Ça rampe encore après 23 ans !
D’abord, Saint-Louis Jazz refuse de s’ouvrir et se renfrogne sur elle-même au détriment des professionnels du Jazz et férus de cette musique. L’association reste strictement hermétique (il faut être parrainé par un membre de Saint-Louis Jazz pour entrer dans le groupe restreint).

Par ailleurs, à la fin de l’édition 2015, d’importants des décisions stratégiques ont été prises pour l’édition à venir, sans matérialisation concrète. Parmi eux, la révision des statuts, règlement intérieur et du manuel de procédure de l’association, la création d’une SARL chargée de l’organisation d’évènementiel avec l’Association Saint-Louis Jazz comme société majoritaire.

Mais, il s’agissait surtout de mettre en place des sociétés en participation à la place des commissions pour résoudre le problème lancinent des tensions liées à la rémunération des membres.

La capacité de nouer des relations de confiance avec les partenaires et institutions publiques serait-elle la source de la défaillance et de la réduction du taux de participation ? La Présidence de la République du Sénégal qui, durant les 3 dernières années allouait une subvention de 10.000.000 FCFA avait remis juste une somme de 5.000.000 FCFA à l’association en 2015.

Aujourd’hui, malgré les lendemains sombres, la machine est encore en marche avec le soutien de la Mairie de Saint Louis, du Ministère de la Culture, de l’Ambassade de France/SCAC, du Grand-duché de Luxembourg, des Ambassades des États –Unis, de la Suisse, d’Autriche, d’Italie, de l’Afrique du SUD, de la Délégation Wallonie Bruxelles, du Partenariat Lille Saint-Louis, de l’Institut français et de l’Office du Tourisme.

Dans son rapport, Le Festival dit souffrir « de manque de moyens correspondants à la dimension de l’événement ». Le document souligne que «  la gestion de l’édition 2015 n’a pas été excédentaire contrairement aux deux précédentes années. «  Jusqu'à ce jour tous les engagements et promesses vis-à-vis de Saint-Louis Jazz ne sont pas encore honorés et les attentes insatisfaites

«  Aucune banque n’a voulu nous consentir un découvert pour solder les encours », laisse croire le document qui évoque la possibilité d’un recours à une institution financière pour obtenir un crédit en 2016. Selon Saint-Louis Jazz, «  seuls 38% du budget prévisionnel a été recouvert en 2015 » sur un budget total de 214 millions de francs CFA.

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1.Posté par Omzo le 27/04/2016 18:33 | Alerter
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On pourrait prendre un tout autre point de vue et se féliciter que cet evenement ait réussi à survivre jusqu'à présent. Dans ce pays, mis à part les innombrables djangues, magal, gamou thiant et autres, seul l'anniversaire de Fatou Guewel peut prétendre tenir la dragée haute à ce festival en terme de régularité pour ce qui concerne les évènements culturels. Mêmes les soirées sénégalaises organisées jadis dans de minuscules "boîtes" ne font plus recette. Je me garderai bien de parler de l'association SL Jazz qui serait hermétique à tout corps "étranger" car je ne la connais pas très bien. Mais de grâce qu'on arrête de nous parler de professionnels du jazz sénégalais car encore une fois ce sont des marchands d'illusions. De professionnels de jazz il n'y en a pas dans ce pays. De toutes façons, la seule fois qu'on nous a amené ici un certain Ciceri présenté comme un spécialiste du domaine, on a vu le résultat: désorganisation totale, programmation bâclée et improvisation ; presque du sabotage. Soupçon de sabotage corroboré par les faits un an plus tard: ce même Ciceri se retrouve à Dakar à la tête d'une association dans laquelle lui servait de sous-fifre un certain Vieux Mc FAYE (spécialiste auto-proclamé de jazz) pour lancer leur propre festival à Dakar. Ils faisaient le tour des plateaux télés pour vulgariser leur évènement mais surtout malheureusement pour tirer à boulets rouges sur le festival de Saint-Louis. C'est d'ailleurs une des nombreuses spécialités du musicien-greffier-musicologue-jazziste -jazzeur, etc., etc...que de tirer sur le festival de Saint-Louis.Ironie du sort pour ces spécialistes auto-proclamés: ils n'ont jamais pu mener à terme leur premier festival de jazz et il n'y jamais eu de deuxième édition. Plus récemment, d'autres "spécialistes" ont essayé de mettre en place un festival similaire et vu le déroulement de la première édition, ce serait un miracle qu'il y ait une seconde édition. Morale de l'histoire: dieu nous préserve des agissements des "spécialistes" de jazz sénégalais, les agissements des autres (les amateurs) sont certainement beaucoup plus faciles à contrôler

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