Infanticide à Saint-Louis: Jugée par contumace, une dame de Ndiolofène condamnée à perpétuité

Lundi 13 Avril 2015 - 14:43

Les faits remontent au 28 octobre 2002. A Ndiolofène, dans le faubourg de Sor, le nommé Seydou Cissé parvint à informer les éléments du commissariat central de police de Sor de la découverte du corps sans vie d’un nouveau-né dans une concession de cette partie de la ville tricentenaire.


Une enquête ouverte aussitôt et bien diligentée par les forces de l’ordre, permit de mettre à profit une réquisition administrative pour amener le médecin-chef du centre hospitalier régional de Saint-Louis et son équipe à se prononcer sur les circonstances de la mort de ce nourrisson. Ceci, en vue de déterminer si l’enfant est né vivant ou, dans le cas échéant, donner une idée précise des causes de son décès. Le médecin légiste finit par déposer des conclusions selon lesquelles, il y eut un fœtus masculin né à terme et en état de putréfaction avancée au moment de cette découverte macabre.

A l’enquête préliminaire, un habitant du quartier de Ndiolofène avait juré la main sur le cœur que la mise en cause avait déjà fait l’objet d’une première arrestation pour avoir commis un délit d’infanticide.

Mieux, ce paisible et honnête citoyen de Ndiolofène, plus explicite, laissa entendre que cette dame à qui on reprochait ce délit d’infanticide, était à nouveau tombée enceinte et qu’au dernier moment, elle ne portait plus cette grossesse qui ne passait pas inaperçue. Interpellée par les enquêteurs, la dame P. M nia les faits dans un premier temps avant de reconnaître avoir accouché difficilement et sans la moindre assistance quelque part dans le quartier et à une heure très avancée de la nuit.

Douze ans après, cette ténébreuse affaire d’infanticide, qui avait défrayé la chronique dans la vieille cité, est revenue alimenter toutes les causeries à Ndiolofène et à la Cour d’Appel de Saint-Louis qui abrite cette présente session de la cour d’assises. Et le problème auquel ces éminents professionnels du droit ont été confrontés à la dernière minute, est qu’ils n’ont pas pu interroger l’accusée, en l’occurrence, la dame P.M, âgée d’une cinquantaine d’années. Elle a été finalement jugée à défaut et condamnée aux travaux forcés à perpétuité.

Mbagnick Kharachi Diagne
 
 

Notez


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Merci d'éviter les injures, les insultes et les attaques personnelles. Soyons courtois et respectueux et posons un dialogue positif, franc et fructueux. Les commentaires injurieux seront automatiquement bloqués. Merci d'éviter les trafics d'identité. Les messages des faiseurs de fraude sont immédiatement supprimés.
Ndarinfo milite en faveur d'un débat citoyen constructif.
Vos cartouches d’encre à moindre coût à Saint-Louis chez Home Services !
Suivez l'actualité en temps réel
Facebook
Twitter
Instagram
YouTube
Rss


Les Infos dans votre boite Mail. Inscrivez-vous !

ACTU PEOPLE

Noyena !

Qui n'ose pas ne pas connaitre l'incontournable, le sympathique, l'élégant, le mécène du sportif...

LERAL.NET