KEDOUGOU, SEDHIOU, SAINT-LOUIS : Une étude met en exergue la vulnérabilité du système de santé

Vendredi 19 Juillet 2013 - 11:17

KEDOUGOU, SEDHIOU, SAINT-LOUIS : Une étude met en exergue la vulnérabilité du système de santé
Le Réseau santé Sida population (Ressip) invite les décideurs à renforcer le système de santé, notamment dans 15 districts sanitaires du Sénégal où a été effectuée une étude.

Le Réseau Santé Sida population (Ressip) du Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) a présenté, hier, les résultats d’une étude effectuée dans 15 districts sanitaires à faibles performances de Dakar, Kédougou, Saint-Louis et Sédhiou. Dans ces localités, la vulnérabilité du système médical est le constat le mieux partagé.

A Kédougou, 3 postes de santé assurent la couverture médicale pour une population de 18.860 habitants (recensement 2007). Le planificateur Aziz Diagne confie que 60% des problèmes de santé sont liés à la reproduction, même si les sensibilisations effectuées auprès des populations ont eu beaucoup d’impacts sur les façons de vivre. Le spécialiste se dit outré par les pratiques sexuelles liées à l’exploitation de l’or. Ce qui, à ses yeux, élève le taux de prévalence du Sida. «L’accouchement à domicile est une réalité dans cette région. Il faut le combattre », estime M. Diagne.

A Sédhiou aussi, les indicateurs de santé ne sont pas au vert. D’après le planificateur Abdel Kader Dièye, pour 1000 naissances vivantes, les 142 meurent. La malnutrition aiguë est une pathologie qui cohabite avec les peuples du Sud. M. Dièye ajoute que si ce n’était pas l’appui des partenaires comme Usaid, la situation médicale allait être plus critique. Si en 2010 Sédhiou ne comptait que 13 sages-femmes, elle en compte maintenant 35. Toutefois, le pourcentage de naissance assistée par le personnel professionnel est de 35 %.

Pour le cas de Saint-Louis, l’ancrage de la tradition, surtout dans le département de Podor, freine la planification familiale, les vaccinations… et favorise les accouchements à domicile. Le coordonnateur du Ressip Congad, Amadou Cissé, envisage de s’appuyer sur la société civile, les Organisations communautaires de base (Ocb) et les collectivités locales pour l’atteinte des Omd. « Le Sénégal doit réduire la mortalité infantile », recommande-t-il. Le directeur de la prévention et par ailleurs point focal du Programme Gavi-Rss, El hadji Mamadou Ndiaye, venu représenter le ministre de la Santé, a dit sa disponibilité à accompagner ces initiatives pour un meilleur renforcement du système sanitaire au Sénégal.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le SOleil

Notez


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Merci d'éviter les injures, les insultes et les attaques personnelles. Soyons courtois et respectueux et posons un dialogue positif, franc et fructueux. Les commentaires injurieux seront automatiquement bloqués. Merci d'éviter les trafics d'identité. Les messages des faiseurs de fraude sont immédiatement supprimés.
Ndarinfo milite en faveur d'un débat citoyen constructif.

Dans la même rubrique
< >
Vos cartouches d’encre à moindre coût à Saint-Louis chez Home Services !
Suivez l'actualité en temps réel
Facebook
Twitter
Instagram
YouTube
Rss


Les Infos dans votre boite Mail. Inscrivez-vous !

ACTU PEOPLE

Noyena !

Qui n'ose pas ne pas connaitre l'incontournable, le sympathique, l'élégant, le mécène du sportif...

LERAL.NET