La population du Sénégal estimée à 12.873.601 habitants.

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a présenté, hier, les résultats provisoires du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (Rgphae). Elle évalue la population du Sénégal à 12.873.601 habitants, dont 6.428.189 hommes et 6.445.412 femmes. Le taux d’accroissement moyen s’établit à 2,5%.

Dimanche 30 Mars 2014 - 09:52

Les résultats du dernier Recensement de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (Rgphae) ont été rendus publics, hier, par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). L’enquête, qui a été réalisée dans la période du 19 novembre au 9 décembre 2013, a estimé la population du Sénégal à 12.873.601 habitants, dont 6.428.189 hommes et 6.445.412 femmes. En 2002, cette population s’établissait à 9.858.482 habitants, soit un taux d’accroissement moyen annuel entre 2002-2013 de 2,5%. En 1976, les Sénégalais étaient 4.958.085 et 6.881.919 en 1988, les taux d’accroissement étaient alors respectivement de 2,7% et 2,5 % pour 1976-1988 et 1988-2002. Pour ce qui est de la structure, l’étude révèle que la population sénégalaise se caractérise par sa grande jeunesse, car la majorité est âgée de moins de 18 ans (17 chez les hommes contre 19 chez les femmes). Les moins de 20 ans représentent 52,7%.

Une population très jeune
Les enfants âgés de moins de 15 ans constituent 42,1 % de la population globale. La proportion est plus importante chez les garçons (43,6%) que chez les filles (40,5 %). Par ailleurs, le document indique que 3,5% de la population a 65 ans et plus. Concernant la population électorale, celle âgée de 18 ans ou plus, l’Ansd l’évalue à 51,4%. Elle est plus importante chez les femmes (53,0%) que les hommes (49,7%). Dans ce dernier recensement, l’enquête relève une quasi égalité entre l’effectif des hommes et celui des femmes. En effet, le rapport global de masculinité s’élève à 99,7% hommes pour 100 femmes. En 2002, rappelle-t-il, ce rapport était de 96,9%.

La densité passe de 50 à 65 habitants au km2
S’agissant de la répartition de la population par région et milieu de résidence, l’Ansd note une concentration dans la capitale, au détriment des régions périphériques. La densité de la population, qui était de 50 habitants au km2 en 2002, est passée à 65 habitants au km2 en 2013, observe-t-on dans le rapport provisoire. La région de Dakar se démarque de loin des autres avec une densité de 5404 habitants au Km2. Sa population est de 2.956.023 habitants en 2013, soit près du quart de la population totale (23%), sur une superficie représentant 0,3% seulement de celle du pays. La région de Tambacounda, qui représente la région la plus vaste du pays (21,5% de la superficie du pays), ne compte que 5,0% de la population du Sénégal, soit une densité de 15 habitants au km2.

Les ruraux reculent de 59,3% à 55%
La population du Sénégal en 2013 est en majorité rurale avec 7.048.624 (55% contre 59,3% en 2002), mentionne l’étude de l’Ansd. Quant à la population urbaine, elle est estimée à 5.824.977 habitants, soit un taux d’urbanisation de 45%. En 2002, ce taux s’établissait à 40,7 %. Selon les résultats de l’enquête, ce chiffre cache ainsi d’énormes disparités régionales, car la région de Dakar, avec un taux d’urbanisation de 96%, regroupe presque la moitié de la population urbaine du pays (49%). Elle est suivie de loin par la région de Thiès avec 49% de taux d’urbanisation, représentant 14 % de la population urbaine. A souligner que les trois régions de Diourbel, Fatick et Kafrine sont les moins urbanisés avec un taux de 16% chacune.

Pikine, département le plus peuplé au Sénégal
L’autre fait marquant révélé par l’enquête de l’Ansd est le nombre important d’habitants noté à Pikine, considéré comme le département le plus peuplé dans le pays avec 1.101.859 habitants. Il est suivi du département de Dakar peuplé de 1.081.222 habitants. L’étude note également qu’à l’exception des régions de Diourbel, Saint-Louis, Thiès, Kolda et Sédhiou, la population se concentre en général dans les départements chef-lieu de région. L’exemple le plus illustratif est la région de Diourbel où plus de six habitants sur dix vivent dans le département de Mbacké (62%). Ainsi, cette ville est le troisième département le plus peuplé du Sénégal avec 864.046 habitants. Les départements de Ranérou (48.936 habitants), Oussouye (46 309 habitants) et Salémata (21 233 habitants) sont les moins peuplés.


1,52 MILLION DE MÉNAGES RECENSÉS
RecensementLes ménages au Sénégal sont au nombre de 1.526.794, dont 10.594 ménages collectifs, soit 0,7%. Dakar et Diourbel regroupent l’essentiel des ménages collectifs (29%) avec 1245 et 1844 respectivement. En 2013, souligne l’Ansd, on compte huit individus par ménage. Cette taille, explique-t-elle, est plus importante en milieu rural (10) qu’en milieu urbain (7). Par rapport à 2002, le nombre moyen d’individus a diminué, quel que soit le milieu de résidence. On dénombrait en moyenne neuf individus par ménage avec huit pour le milieu urbain et 10 en milieu rural. Un ménage est défini généralement comme étant un groupe de personnes, apparentées ou non, qui vivent ensemble sous le même toit et mettant en commun tout ou partie de leurs ressources pour subvenir à leurs besoins essentiels, notamment le logement et la nourriture. Un ménage collectif est un groupe de personnes qui, pour des raisons extra familiales, notamment professionnelles, vivent ensemble dans un établissement ou une institution spécialisée.


49,5% DES MÉNAGES DU SÉNÉGAL SONT AGRICOLES
Le recensement de l’Ansd a également permis d’évaluer le nombre de ménages agricole à 755.559, soit 49,5% des ménages du Sénégal (1.537.389). Parmi ces ménages, l’essentiel se livre à la culture pluviale (60,7%) et à l’élevage (60,1%). L’étude précise que la pratique agricole est plus répandue à Fatick, à Matam et à Sédhiou où plus de 8 ménages sur 10 s’y adonnent. Tandis qu’à Dakar, moins de 2 ménages sur 10 pratiquent l’agriculture (13,5).

On parle ainsi d’agriculture au sens large si l’une au moins des activités est pratiquée. Il s’agit, par exemple, des cultures (pluviales, de décrue, de bas-fonds, maraîchères, plantations fruitières, florales ou ornementales, fourragères), de l’élevage, de la pêche et du forestier. 6 ménages sur 10 évoluent dans le secteur de l’élevage. Cependant, souligne l’enquête de recensement de l’Ansd, la floriculture ou l’exploitation des cultures (fleurs, plantes ornementales et feuillage) n’est pas très répandue, elle occupe moins d’un ménage agricole (0,5%). De même, la sylviculture (la culture des arbres et l’entretien des forêts) n’occupe que 0,6% des ménages agricoles.

CES FACTEURS QUI ONT MOTIVÉ LE RECENSEMENT
Le directeur général de l’Ansd, Babakar Fall, explique que les raisons qui ont milité en faveur de la réalisation de ce quatrième recensement en 2013 découlent d’une accélération des besoins en données, du fait de plusieurs mutations observées dans la société sénégalaise. C’est dans ce sens, justifie-t-il, que le Sénégal a inscrit cette opération dans sa Stratégie nationale de développement de la statistique (Snds), à travers le plan d’actions du Schéma directeur de la statistique (Sds) 2008-2013. « La satisfaction de ces besoins était d’autant plus urgente à faire que le Sénégal a revu son organisation territoriale qui consacre la création de trois nouvelles régions avec des subdivisions administratives remaniées », a indiqué M. Fall.

Cette mesure, en plus de réorganiser considérablement la carte du Sénégal, a ainsi contribué à faire naître un besoin urgent en données sociodémographiques et économiques pour les entités nouvelles ou celles qui ont été réorganisées. Les objectifs visés par ce recensement consistent à fournir des données sur la structure de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage ; fournir des bases de sondage pour les enquêtes sociodémographiques et agricoles ; disposer des données pour le suivi de l’avancement vers les objectifs de développement nationaux et mondiaux, en particulier les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).

LE RECENSEMENT A COÛTÉ 13,237 MILLIARDS DE FCFA
Le budget du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (Rgphae) a été estimé à 13,273 milliards de FCfa, révèle le directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), Babakar Fall. Ce montant a été couvert à hauteur de 90% par l’Etat du Sénégal. Le patron de l’Ansd indique que les résultats sortis de la présente enquête sont le fruit de l’appui considérable du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). Le Brésil a également apporté son concours en mettant « gracieusement » à la disposition de l’Ansd des outils de collecte performants, qui ont contribué à la disponibilité des résultats, non sans oublier le Cap-Vert pour son appui technique.


Le Soleil

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