Le SAES réclame l'audit de la gestion de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis

Dimanche 14 Octobre 2012 - 10:15

Le SAES réclame l'audit de la gestion de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis
La section Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis du Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) attire l'attention des autorités sénégalaises sur la nécessité d’auditer cette institution qui se trouve dans ''une situation désastreuse''.Après une assemblée générale, les délégués de la section UGB du SAES ont publié un communiqué dans lequel ils dénoncent ''la lecture partielle ou contextuelle que le recteur fait des textes'' qui ''régissent'' ladite université.

L'UGB se trouve dans une ''situation désastreuse'', déclarent-ils, attirant l'attention des ''pouvoirs publics sur la nécessité d’auditer les fonds alloués'' à cette université. Aussi exhortent-ils le recteur à ''respecter les textes en vigueur sur le recrutement des personnels enseignants non titulaires''.

Les délégués de la section UGB du SAES exigent aussi du recteur ''le paiement sans délai de toutes les sommes dues pour les heures complémentaires du second semestre et les perdiem de voyage d’études aux ayant droits restants''. Ils réclament ''le versement effectif des prélèvement opérés sur les salaires des enseignants au profit de certaines institutions financières et le paiement effectif des sommes dues aux institutions sanitaires'', lit-on dans le communiqué.



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1.Posté par Citoyen le 15/10/2012 02:02 | Alerter
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Sauvons nos universités publiques du naufrage.

Malgré les moyens substantiels mis à la disposition de l'enseignement supérieur de notre pays, les résultats sont qualitativement et quantitativement loin des normes de l'UNESCO. Nos instituions d'enseignement supérieur ont surtout un problème de management (mal gouvernance, corruption, népotisme, dépenses de prestige, gestion solitaire en lieu et place de la gestion démocratique et légale, non respect des lois et des règlements, etc.) avec la complicité active ou passive de la communauté universitaire (avantages indus, intimidations, etc.), des autorités étatiques qui, jusqu'à présent, feignent de ne rien savoir (n'ont-ils pas les moyens de savoir ce qui se passe?) pour éviter la confrontation avec ceux (les amis politiques!) qui sont nommés à la tête de ses structures et qui agis
sent parfois comme des monarques en gérant la chose publique à leur guise.

Face à la démission de l’État, nos universités croulent sous le poids de dettes dues aux créanciers (banques, hôpitaux, Sonatel, Senelec, SDE, fournisseurs divers) et chaque corporation s'évertue à demander toujours plus pour « améliorer ses conditions d'existence » et parfois au détriment des intérêts de la communauté. Ainsi donc, la crise est donc une conséquence logique de l'inaction de l’État.

En effet quand les dirigeants (nommés par les autorités) gèrent la chose publique en dehors des normes établies sans être inquiétés le moindre du monde (pour ne pas dire promus à des stations plus juteuses), les syndicats demanderont des chosent hors normes et c'est le début du CHAOS.

A l’État de faire l'état de la gestion de ceux qu'il a nommé, punir ceux qui se sont montrés indélicats et récompenser les autres, ensuite il serait facile de demander aux syndicalistes de faire preuve de mesure et enfin sévir dans le respect de la loi si de besoin. Il est temps de restaurer l’État de droit (et donc des devoirs) ; il est indispensable, avant toute promotion, d'étudier sérieusement la gestion présente et passée du pressenti.

L’État ne peut continuer à protéger et promouvoir ceux qui mettent à genoux nos institutions d'enseignement supérieur et jeter en pâture les syndicats. Je pense que les responsabilités sont partagées.

Des assises de l’Éducation avec ceux qui bloquent le système pour des raisons personnelles ou émotives ne serviraient à rien, je propose des assises des anciens (Recteurs, Professeurs ou hauts cadres à la retraites) du système pour faire des propositions objectives. Il est souvent difficile d'être juge et parti.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire un devoir citoyen.

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