Mais qui ira le dire Monsieur le Président de la République ? Pr Ababacar Fall-Barros

Vendredi 14 Août 2015 - 07:04

Mais qui ira dire à Macky Sall, Président de la République (selon l’expression du brésilien Emir Sader, s’adressant à Lula, à l’époque), de faire arrêter ce spot publicitaire de l’OFNAC (l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption), parlant de son existence ?

Quand est qu’on a vu un service d’État faire de la publicité dans le style commercial pour s’adresser aux citoyens, comme le fait le service susnommé ? Le journal officiel et les tableaux d’affichage au niveau des services concernés sont les supports officiels pour communiquer avec le public. Sauf lorsqu’il s’agit de péril, de calamité ou d’épidémie concernent la santé publique. Commanditer un spot pour annoncer la naissance d’un service public et ses objectifs, nous parait faire dans le sensationnel.

Si la mission de cette structure est de traquer les délinquants,‘’Kuy yoot du sëxxêt’’, (le chasseur ne doit pas tousser), dit l’adage wolof . Sur un autre plan, Wolé Soyenka, dit de son côté, que ‘’le tigre n’a pas besoin de clamer sa tigritude… ‘’

Seul un amateur de Buzz, est capable de faire pareille chose. Nous sommes en première ligne, dans le combat pour la promotion de la femme dans tous les domaines d’activité de la vie publique de notre pays. Mais pas quand il s’agit de faire dans les frasques le manque de retenue.

Nous avons connu, Siga Sèye Koulibaly, Sage-Femme d’Etat qui fait partie des premières Dames à avoir enfoncé la porte de l’ENA, après concours professionnel. Nous ne l’avons jamais rencontrée et ne partagions pas non plus les mêmes convictions politiques), mais au moins elle ne faisait pas dans la frasque, ni dans ‘’le travail noir’’ pour assouvir ses ambitions d’entrer à l’ENA. Encore moins de chercher à se faire pistonner pour ne pas rejoindre son poste d’affectation. Dans la situation où se trouve notre Administration, notre Fonction publique, vivement que se tienne (comme c’est à la mode), les ‘’Etats généraux’’, ou les ‘’Assises Nationales’’ sur le fonctionnement normal de l’Administration, sous les auspices du Pr. Seydou Madani Sy, spécialiste en la matière. Si tant est la volonté des autorités politiques, de le faire et si ver n’est pas déjà dans le fruit !!!???

Qui ira dire au Président Macky, que notre Administration va mal, à cause de pratiques et de comportement s qui frisent le sabotage délibéré et qui sont à mille lieues de la gestion sobre, vertueuse et transparente.de la bonne gouvernance, pour tout dire. Qu’adviendrait-il, si l’Inspection Général d’Etat, la Cour des comptes, le directeur de la sureté nationale ou le Haut commandement de la gendarmerie nationale, se mettaient à commanditer ce type de publicité ?

L’Administration publique n’est pas une entreprise privée. Elle ne vise pas le profit, ni à faire du bénéfice. Si le budget de l’État est équilibré en recettes et en dépenses, c’est en vertu de ce principe. Un homme politique, qui n’a rien compris, a vanté sa gestion en montrant qu’à son départ, il avait laissé à son prédécesseur des milliards dans les caisses de l’État. Il ne s’est pas rendu compte qu’à la limette, comme ‘’Maitre Jourdain’’, il a commis une faute de gestion sans le savoir. Pour la simple raison que l’Etat est toujours dans la besoin et a toujours des problèmes à régler. Les Collectifs budgétaires, appelés la loi de finance rectificative, c’est quoi ? C’est pourquoi ?

Qui ira dire à Macky, qu’au vu de tout ceci, la situation est grave !!! Mais comme nous le disons, souvent, ne comptons pas sur les transhumants et autres révolutionnaires assagis(transhumants d’un autre genre des enclos et étables d’Etat), préoccupés du ‘’PAACOO’’ (festin), pour l’accomplissement de cette ‘’tache’’. Peut-être, plutôt sur un Pools de financiers (administration du trésor, impôt, direction du budget etc.), patriotes.

Mais fondamentalement nous devons en finir avec les ‘’structures gadgets’’, crées uniquement pour caser des bras casées et autres ‘’porteurs de voix’’ que pour promouvoir la bonne gouvernance.

Questions aux réformateurs des Institutions : L’IGE, déconnectée de la présidence de la république, jouant le rôle de la police, de la gendarmerie au plan financier, près la Cour des comptes, cette dernière intégré entièrement dans le pouvoir judiciaire,

pourquoi pas ?



Dakar, le 13 aout 2015.

Ababacar Fall-Barros

Ancien contrôleur de gestion au

Contrôle Financier, à la

Direction du Budget (du ministère des Finances), et ancien Secrétaire général de la

Commission National des Contrats de l’Administration.


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