OPINION | Alpha Mamadou SALL lynché avec ses partenaires par les étudiants de l’UGB ! Par Badara DIALLO

Dimanche 3 Juillet 2016 - 23:38

Alpha Mamadou Sall est l’ex-président de la Commission Sociale des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint Louis qui a récemment présenté sa démission. Alors qu’il était au tournant décisif de sa fonction, un vent étrange souffle, boursoufle et en traversant le campus l’achève lâchement, innocemment, lui et les délégués de la Coordination des Etudiants de Saint Louis
(CESL).
 
 
L’homme en personne, je ne le connais pas, je ne lui avais jamais serré la main. J’ignore l’itinéraire de ses campagnes pour occuper la présidence du COM-SOC. Dans ma vie, il ne m’intéresse pas, mais son combat pour toute la communauté des étudiants a fait qu’il est un frère de coeur, en valeur et en dignité. Son d’amour avec les étudiants de Saint Louis, il ne l’oubliera certainement jamais, je ne l’oublierai jamais. Cette trahison !
 
Pourquoi la communauté l’a abandonné ?
 
Au moment où les droits des étudiants sont bafoués. Le CROUS, sous la houlette d’un certain M. Diao, transforme la gestion des services du campus en un véritable chamboulement où les étudiants sont les seuls victimes, autant pour dire les agneaux à sacrifier du système. Les problèmes d’eau, de nourriture, d’électricité, de bien-être, d’épanouissement, d’éducation sévissent d’une façon rocambolesque. Les résolutions signées sont non respectées, à l’occurrence les projets de logement, de transport et la couverture de beaucoup d’autres plateformes revendicatives. Moult procédures, Alpha Mamadou Sall et ses acolytes ont emprunté, pour le bien commun des étudiants.
 
 
Eh oui, face à cette situation, en tant que leader d’un ensemble, il n’y avait qu’un double choix possible pour ces délégués : agir ou ne pas agir ! Et s’ils se seraient tus, les étudiants les auront insultés et traités de lâches. Et ce qui est certain est que si les délégués auraient appelé à un Front pour se faire entendre, ils n’auront vu presque personne.

 
 Ce serait faire un bon marché à Golob One, Seck et Frères et consort qui auraient, sur le coup, dépêché des Caravanes d’urgence (de fuite), et non une méthode pour obtenir gain de cause. Alors, il était question d’éviter ce désagrément que pourrait susciter l’idée d’affrontement avec les forces de l’ordre ou de désordre, ça va de soi. Faire les revendications dans le calme s’imposa comme seul échappatoire.

Mais, ce que nous savons est que porter des banderoles rouges, faire des grèves de faim, refuser d’aller aux amphis sont loin, trop loin d’être des stratégies pour être entendu. Au Sénégal, il faut toujours le « yeungou yeungueul » pour que les autorités négocient. Et il faut le dire, les étudiants de Saint Louis préfèrent être traités comme des singes que d’affronter les lacrymogènes, les matraques, les coups de pieds et les balles des GMI. « Moh ! wooroul. Kougnou fi ray, yaay perte » disent-ils.
 

Qu’est-ce qui restait comme moyen si ce n’était que les JST (Journées Sans Tickets) ? Sachant qu’avec cette méthode, l’Etat qui subventionne demanderait des comptes au CROUS ; ce qui mènerait à des concertations entre les représentants des trois parties que sont l’Etat, le CROUS et les délégués pour apporter des solutions.
 
 
J’ai lu le communiqué d’Alpha Mamadou Sall après sa démission. Texte dans lequel, il dénonce certains étudiants, qu’il présume, « corrompus, magouilleurs.»

Mais moi, je n’ai pas à condamner ces derniers. Dans la vie, chacun à sa mission, qu’il l’assume jusqu’au bout. Si ces gens dont il parle ont pris le choix de déstabiliser les délégués, ils ont peut-être une bonne raison de le faire, mais ceux qui n’ont aucune raison de laisser tomber ceux qui se battent pour eux, c’est bien la communauté des étudiants elle-même. Ces étudiants qui disaient « ils sont allés trop loin : une semaine de JST, c’est anormal » ; et si les délégués auraient limité les JST à deux ou trois jours, ces mêmes bouches auraient caqueté « mais pourquoi les délégués ont arrêté les JST alors qu’ils n’ont pas obtenu ce pourquoi ils les ont décrétés ».

Ce genre de discours :
-Oh ! Ce n’est pas normal, il faut que les délégués décrètent des grèves
illimitées.
 
Et quand les délégués le font
- Ah non, ça suffit avec les grèves, nous avons déjà perdu beaucoup de temps
Les grèves arrêtées
- Mais les délégués, ils se foutent de nous quoi. S’ils savaient qu’ils allaient arrêter les grèves pourquoi ils les ont déclenchées.
 
Au final, ces étudiants-aboyeurs ne sont même pas d’accord sur ce qu’ils ne sont pas d’accord avec les délégués sur qui ils ne cessent de tirer à boulet rouge. Et ceux qui beuglent le plus dans les coins n’ont même pas le cran de prendre la parole lors des AG.

C’est injuste !
 
C’est injuste d’insulter des camarades qui se battent pour le bien de tous. C’est injuste de dire que les motifs de la grève sont insuffisants. C’est injuste de se laisser balloter par nos dirigeants prétentieux et arrogants. Comme c’est injuste de dire « bakhna thi gnoom » alors que des camarades-délégués sont sauvagement battus et mis dans des cages pour criminels parce qu’ils nous défendaient. Tellement injuste de laisser nos partenaires s’agenouillaient devant notre ennemi commun.
 
Pourquoi cette injustice ?

Parce que « hiii session unique moom doyna !» Pourtant, il y a pire qu’une session unique. Car avec celle-ci, on peut passer ou simplement reprendre une année, mais avec honneur : plus tard, on racontera aux autres générations « nous nous sommes battus pour qu’aujourd’hui vous ayez tous ces droits. »
 
Cependant, le pire c’est de passer mais en étant une génération qui se laisse faire, de passer sans penser aux générations qui viennent ou de reprendre parce qu’on était trop faibles pour améliorer nos conditions afin de pouvoir réussir, d’avoir un lendemain cadavéré. Oui ! Car, si vous ne faites l’abc du pourquoi vous devez rester debout vous allez rester assis dans la boue.
 
Enfin, l’on se demande si les étudiants de Sanar valent vraiment la peine d’être défendus et représentés ? Si vous, les étudiants de l’UGB, pensez que la solution, c’est de se désunir et de proférer perpétuellement des critiques acerbes à ceux qui ont le courage de porter les combats communs, alors détrompez-vous car, plus vous avancez, plus vous saurez que votre devoir c’est de marcher à l’unisson.
 
La pression a été énorme ces dernières semaines. Certaines UFRs sont allées jusqu’à désobéir aux mots d’ordre de la CESL. Sur UGB Family, même les oiseaux ont eu droit à griffonner quelques notes injurieuses servies à chaud aux délégués. Des goujats, goguenards s’amusent à rire même de la situation. Ces co…ards* sur les réseaux sociaux qui, au lieu de penser à plaider pour la bonne cause, se mettent à saboter les gens avec des blagues d’un humour lâche. Ces genres de posts que nous avons l’habitude de voir tous les jours sur UGB Family.
 
Si les délégués ont échoué dans leur mission, ce n’est pas parce que leurs stratégies étaient mauvaises ou que les “imposteurs-corrompus-magouilleurs” étaient puissants mais simplement parce que ce sont les étudiants qui les ont abandonnés.
 
Et pourtant c’aurait été mieux de gérer la crise en gardant la tête haute, e faisant face à tous ces problèmes. Ne parlons même pas de session unique mais, il fallait oser aller jusqu’à une année blanche. Une seule année blanche, s’il le faut, pour préparer d’autres années normales pour le bien de tous. Et non sauver une année déjà critique pour continuer à bourlinguer dans un enchevêtrement d’années sans arrêt.
 
 
L’étudiant modèle n’est pas une minuscule qui baisse sa tête en laissant périr son image pour un simple diplôme. Un étudiant modèle est avant tout, un bon citoyen, celui qui fait bien ses devoirs mais ne laisse jamais personne délégitimer ses droits, même s’il doit se battre au péril de sa vie.

La honte ! Voilà ce qui m’anime quand je vois certains, soi-disant, intellectuels lapidaient sans vergogne ceux qui se battent pour eux !

La honte ! Vous l’aurez décidée chers amis en lynchant vos propres défenseurs.

Ainsi, sachez que les problèmes ne cesseront jamais. L’année prochaine vous comprendrez qu’il est obligatoire de se lever au moment opportun, et on paie amèrement l’acte de lyncher ses partenaires de combats à l’apogée de la guerre.
La France était plus maligne que nous, elle a attendu la victoire et la fin de la guerre mondiale pour fusiller ses alliés-tirailleurs-sauveurs à Thiaroye.
La honte !
 
Badara Diallo
diallo.badara90@yahoo.fr
02 juillet 2016

 
 

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1.Posté par Birane Macoly le 04/07/2016 01:29 | Alerter
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Bien dit. Je partage cette reflexion

2.Posté par seydi le 04/07/2016 13:25 | Alerter
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CE SONT LES LACHES LES GOORDJIGEENN, LES NON CAPABLES LES DIEWKAT TAPETT QUI AGISSENT AINSI ENVERS LEURS VERITABLES AVOCATS DEFENSEUR AU VRAI SENS DU MOT
LAVENIR JUGERA

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