OPINION: Affaire Colonel Ndao : La légalité, rien que la légalité, pour le peuple !

Mardi 22 Juillet 2014 - 20:32

Le livre du Colonel de Gendarmerie Abdoul Aziz Ndao, constitue assurément une bombe à fragmentations qui, s’il arrivait à exploser, car il n’a pas tout dit, précise-t-il, risque de provoquer des dégâts collatéraux colossaux. C’est pourquoi nous assistons à des levées de troupes pour essayer de limiter les dégâts, à défaut d’empêcher l’explosion.

Ainsi, tout est en train d’être fait pour envoyer à l’échafaud le récalcitrant officier supérieur qui n’a pas accepté d’‘’exécuter l’ordre sans discussion ni murmure’’. Cela, sans même qu’il puisse exercer ses droits pour se défense, se justifier ou même voir diligenter une enquête judicaire qui puisse éclairer les populations. Au contraire, il est déjà question de ‘’haute trahison’’ de ‘’radiation’’, sans que l’on nous dire où est le décret du Président de la république traduisant d’abord notre colonel devant la commission d’Enquête.! Et dans ce branle-bas médiatique une certaine presse reprend de, façon cocasse, des infos et précisions ridicules : ‘’Le colonel est rappelé de Rome. Et c’est l’Etat qui prend en compte ses frais de transport’’. C’est ignoble !

Même un condamné à mort, sur la chaise électrique, ses droits sont respectés au pays de l’Oncle Sam. Des mercenaires de tout poil sont mis à contribution pour passer au moulinet le Colonel. Et tout y passe : ‘’délires paranoïaques du colonel Ndao.’’, ‘’secret d’Etat’ etc. Un ‘’juriste’’, semble-t-il, a voulu y mettre son grain sel Et au lieu de parler d’ ‘’Obligation de réserve ’’ aurait confusément parlé de ‘’droit de réserve’’, Mais ces notions et celle de ‘’l’obéissance à l’ordre’’ se heurtent à ce ‘’principe supérieur’’ du respect de la légalité. En cela le Pr. M. Verdun en dit ceci : ‘’ La jurisprudence estime que le principe de la subordination des fonctionnaires à leurs supérieurs doit demeurer, mais que le devoir d’obéissance peut fléchir et même disparaitre en présence d’une illégalité manifeste lorsque l’exécution de l’ordre manifestement illégal compromettrait gravement le fonctionnement du service. Quand les deux notions sont réunies, non seulement le refus d’obéissance est justifié, mais l’obéissance est punissable. (Arrêt Lagneur du 12 novembre 1944, du Conseil d’Etat français.

Le refus de participer à l’intégration illégal de quatre calots ( ‘’forces de sécurité’’ du Pds, parti au pouvoir), dont le neveu du président Wade, devrait-il exposer Le colonel Ndao, à des sanctions disciplinaires ?
Plus fondamentalement, devant le refus obstiné du Président la République Abdoulaye Wade, de recevoir l’Officier supérieur avec à son actif de plus de 30 ans de service, préférant le faire au profit des troubadours de la trempe ‘’Yaa wu jaal’’, le Colonel Ndao , n’avait-il pas le droit de briser le corset avec les moyens pacifiques à sa porté, pour se faire entendre ? D’aucuns disent qu’il devait passer par la hiérarchie qui cherchait à le massacrer. Quel manque de bon sens ! Moussa Carlos Cabrice, a dit hier dans une radio de la place que la ‘’hiérarchie’’ lui a faire perdre la vue par irresponsabilité, sans autre forme de procès.
Maintenant, si un avocat de surcroit membre du gouvernement (leporte parole) se met à s’immiscer dans une affaire qui n’est pas de ses attributions, il y a de quoi désespérer du fonctionnement de l’Etat. Il n’a pas eu de la retenue pour déclarer au cours de l’émission ‘’Point de vue’’ : ‘’Ce n’est pas l’Etat du Sénégal qui a été visé, mais plutôt des personnes’’. Cela avant de chercher à faire de la morale à l’officier Colonel : ‘’Le Colonel Ndaw doit apprendre à se conformer au code de déontologie de la Gendarmerie et à avoir de la loyauté vis à vis des institutions républicaines’’. L’obligation de réserve, c’est lui qui s’en est départi.
Mais bon sang, pourquoi ne devrait-on pas laisser le soin à la justice militaire (à travers le procureur et le juge d’instruction), de voir si on a assassiné un suspect dans les locaux de la gendarmerie ou non ? Pourquoi la Crei de devrait-elle pas chercher à savoir si cette ferme existe et les vaches laitière brésiliennes, argentines dont parle le Colonel existent ou où pas ? Si oui, c’est de l’enrichissement illicite oui ou non ? Même chose pour le marché attribué à Bousso qu’on a voulu par la suite filer à cette dame, et dans lequel l’Etat à perdu des millions de franc Cfa. C’est cela que le peuple et l’opinion publique attendent de savoir.
Nos compatriotes doivent savoir que même si une commission d’Enquête venait à proposer une quelconque sanction validée, en violation de ses droits par le Président de la République à l’encontre de notre compatriote de Colonel, le juge saisi d’un recours pour excès de pouvoir pourrait (dans une ‘’situation d’état de droit’’), annuler le décret et rétablir dans ses droits le fonctionnaire serait injustement sanctionné.
Cela dit, nous avons été parmi les premiers sénégalais ( entre autre, le Dr. Dialo Diop, Moustapha Diakhaté, membre dirigeant de l’Apr ,député, Président du groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, de Benno Bokk Yaakaar, ( coalition de partis au pouvoir), à exiger de l’Assemblée la mise sur pied de la Haute Cour de justice afin de juger Abdoulaye Wade. Le premier coupable. ( cf. Site www.Enquete+ ou numéro du 6 novembre 2012)
Ceux qui parlent de ‘’déontologie’’, que disent-ils de cette fameuse réunion, rapportée par le Colonel, présidée par le Chef de l’Etat, tenue devant l’Etat Major de l’armée ou leur Ministre avouait, par ce que ‘’le parti ne lui avait donné aucun sou’’, d’avoir détourné les crédits affectés à la Marine, pour les besoins de la campagne présidentielle afin de le faire réélire le Président ?
Cela dit, ce dont les démocrates et le peuple sénégalais doivent prendre conscience, c’est que sans l’existence d’une ‘’situation d’état de droit ’’, rien de bon ne se fera au Sénégal dans l’intérêt du peuple Sénégalais, mais dans ceux des clans, des lobbies intérieurs et extérieurs.
Donc ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Il faut que les sénégalais se rebiffent comme ce fut le cas le 23 juin 2011, pour dire halte à l’arbitraire et exiger cette ‘’situation d’état de droit ’’ permettant à la justice de dire le droit, pour éviter le syndrome du Juge Sèye.
Dakar, le 22 juillet 2014
Ababacar Fall-Barros
Acien Conseiller municipal


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1.Posté par SY le 26/07/2014 16:03 | Alerter
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NDAO UN INTELLO PUR SERVIABLE POUR SA NATION ON LE TUE MAIS IL NE DESHONORERA JAMAIS

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