Portrait: Lamine Sidibé : un artiste prédestiné à la danse.

Mercredi 8 Mai 2013 - 01:20

Portrait: Lamine Sidibé : un artiste prédestiné à la danse.
La soixantaine révolue, Lamine Sidibé continue à fréquenter les scènes de spectacles à Saint-Louis pour esquisser des pas de danse, un don qu'il dit avoir reçu de Dieu pour n'avoir fréquenté aucune école de danse.

Il fait volontairement la chorégraphie pour l’essentiel des orchestres se produisant dans la vieille ville. Que ce soit sur le parvis de l'Institut culturel français, sur la scène du Quai des Arts ou de la place Faidherbe.

C’est sur cette dernière scène qu’il a eu à s’illustrer par son art de la danse lors du Festival mondial des arts nègres dont une partie était délocalisée à Saint-Louis.

Ancien de la SAED où il a servi pendant dix ans comme magasinier, Lamine Sidibé a eu à danser pour la Orchestra Aragon. Sa prestation lui a valu des témoignages de satisfaction dépassant les frontières.

‘’Les gens pensaient que j’étais venu avec l’orchestre’’, disait-il fièrement lors de la journée internationale de la danse. Lamine Sidibé a fait le bonheur de plusieurs groupes de passage à Saint-Louis.

Ils font légion et parmi eux le Baobab, récemment à l’occasion de la célébration des 140 ans de Saint-Louis, Abdou Guité Seck pour un clip, Ismaila Lô en spectacle à l’institut français, l'UCAS Bande de Sédhiou, etc.

Né un 21 juin, journée internationale de la musique, avant les indépendances, Lamine Sidibé a des atomes crochus avec cet art et y voit une prédestination.

‘’Ce n’est pas un hasard’’, éclate-t-il de rire, avouant être attiré par la danse, lui qui n’est pas griot, plutôt par plaisir que par autre chose.

Parmi ses hauts faits d’arme, Lamine un féru de salsa, se rappelle ses passages dans des discothèques de Dakar très prisées par les animateurs. Il était vigile à l’Université Cheikh Anta Diop.

De chez Iba au Just 4 U, il énumère ses sorties durant une dizaine d’années passées dans la capitale sénégalaise à égayer le public qui, reconnaissant, lui gratifiait de cadeaux multiples.

Aujourd’hui, il ne pense pas encore à la retraite. Malgré son âge, il célèbre, à l’image de la communauté artistique de l'ancienne capitale notamment le Collectif des danseurs de Saint-Louis (CODAS), la journée mondiale de la danse.

A cette occasion, il a jeté un regard critique sur ce que font les jeunes aujourd’hui non sans déceler ''un manque de décence dans certains gestes accompagnant ces danses à la mode''.

Diba
APS

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