Saint-Louis Jazz 2013 : Baaba Maal assure une ouverture en trombes

Vendredi 17 Mai 2013 - 08:09

Saint-Louis Jazz 2013 : Baaba Maal assure une ouverture en trombes
L'artiste-chanteur Baaba Maal et son orchestre, le Dande Lenol, ont assuré mercredi soir une ouverture en trombes à la 21-ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis, sur une Place Faidherbe noire de monde.

Une heure et trente minutes d'un concert plein ont enthousiasmé un public nombreux venu écouter et acclamer un musicien qui a, tout au long du spectacle, essayé de transmettre son émotion à se produire dans une ville où ses talents d'artiste ont été reconnus pour la première fois, en dehors de son Fouta natal.

"Saint-Louis est une ville qui donne la chance au gens. Elle m'a donné l'opportunité de faire connaître ma voix", dit d'emblée Baaba Maal qui, muni de sa guitare, donne lui-même le ton d'une soirée que les mélomanes attendaient.

Avec "Baayo" (l'orphelin), il les berce, chante sa mère, évoque Saint-Louis, rappelle les "Hiirde" (veillées nocturnes) qu'il s'était promis, même s'il ne l'a pas dit clairement, de reproduire Place Faidherbe.

Baaba Maal chante aussi le Fouta, son terroir, dont il porte et essaie de faire comprendre l'histoire, la culture et les valeurs, tout en lançant des messages forts contre la guerre, la corruption, pour la paix, la promotion de l'éducation et la protection des enfants.

"Le meilleur cadeau que nous puissions donner à la jeunesse africaine c'est une bonne éducation", justifie le musicien qui, aussitôt après avoir conclu le premier morceau de sa prestation, est accompagné, sur le deuxième ("Daanibe"), par Mama Gaye (guitare) et Oumar Sall "Barou" (hoddu). Sa voix se fait alors plus stridente, perçant le ciel pour évoquer le legs spirituel d'El Hadji Oumar Foutiyou Tall, figure du tidianisme partie du Fouta pour sa conquête islamique.

Au fur et à mesure que les musiciens du Dande Lenol rejoignaient un à un la scène, devant un public littéralement conquis, Baaba Maal alerte sur la déforestation et chante les nombreuses vertus de l'arbre ("Lekki"), prolongé par "Jombajo", rappelant ainsi qu'il est émissaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Avant de jouer un pot-pourri de chansons à succès de la Guinée musicale des années 1970, Maal rend hommage à d'illustres inspirateurs pour lui, Kouyaté Sory Kandia, Kanté Manfila, Keita Fodéba, tous Guinéens et tous repères incontournables dans l'illustration de la culture mandingue et africaine.

Les rythmes deviennent alors plus endiablés, maintenant que l'ensemble de l'orchestre est maintenant en place, pour jouer "Sidiki" (hommage à un de ses anciens musiciens), "Mbaye" (ode au marabout Khalifa Ababacar Sy) – ce dernier morceau ayant été tenu de bout en bout par le talent d'un bassiste au doigté propre.

A 00h 45, le concert d'ouverture prend fin. Le journaliste Alioune Badara Diagne Golbert, maître de cérémonie, remonte sur scène pour remercier le public et Baaba Maal, lui qui s'est dit "atteint" par "le message de sincérité" de l'artiste.

APS

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