Saint-Louis : les écrivains réclament un environnement plus propice à la création

Dimanche 15 Juin 2014 - 00:17

L'écrivain Louis Camara a affirmé, vendredi à Saint-Louis, qu' en dépit d’une création littéraire de qualité, ''il n’existe pas de politique locale de soutien au livre encore moins aux écrivains’’.

M. Camara, lauréat du grand prix du chef de l'Etat pour les lettres, intervenait à l’occasion d’une table-ronde organisée par le Cercle des écrivains et poètes de Saint-Louis (CEPS) et l’Association des écrivains du Sénégal. La manifestation portait sur ''la place du livre et de l’écrivain dans l’Acte 3 de la décentralisation’’.

Le conteur d'Ifé a déploré pour ses pairs et les amoureux des livres ''l’absence d’un espace d’expression adéquat à la hauteur des ambitions de leur ville''. Il a souligné qu’il n’existe ni de bibliothèque municipale ni de librairie capable d’offrir une gamme d’œuvres de qualité au public.

Selon Louis Camara, il y a ‘’une carence structurelle pouvant être comblée dans le cadre de l’acte par une valorisation du potentiel existant’'. Il a indiqué que ‘’les écrivains saint-louisiens sont très peu sollicités par les instances officielles de la ville’’.

Le philosophe et crivain Alpha Amadou Sy et Moustapha Ndiaye, directeur du centre culturel régional, ont abondé dans le même sens et déploré le déséquilibre criard entre la capitale et les régions.

M. Sy a notamment invité l’AES à inclure dans ses délégations en mission dans les régions des écrivains des autres villes autres que Dakar pour permettre leur contact avec le public disséminé à travers le pays.

Membre également du CEPS, qui tient chaque année des manifestations culturelles, M. Sy souhaiterait voir l’AES augmenter son soutien à ces rendez-vous culturels régulièrement tenus.

‘’Parfois, l’AES participe pour 400 000, 200 000 francs ou ne le fait pas. Je pense qu’elle devrait être plus présente pour célébrer le livre’’, a-t-il dit.

Ely Charkes Moreau, également écrivain ''saint-louisien se réveillant à Dakar'' a fait le constat généralisé d'une marginalisation de l'activité de la création dans ce pays et plaidé pour une révision de la politique gouvernementale dans ce sens.

Quant au président de l’AES Alioune Badara Bèye, il a dit que cette cérémonie entre dans le cadre de l’implication des écrivains dans tout ce qui se fait dans ce pays parce qu’étant ‘’des citoyens à part entière’’.

''Ils doivent exprimer les craintes des populations et au besoin les orienter'', a estimé M. Bèye qui vient de la région de Tambacounda pour les mêmes objectifs.


APS

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