Saint-Louis, terre multiculturelle

Mercredi 14 Décembre 2011 - 15:01

Saint-Louis, terre multiculturelle
De par sa situation de carrefour entre les grandes routes du Sahara, la vallée, et la côte océane, et de par son histoire, Saint- Louis s’est bâti cette réputation. Cette capacité de cohabiter en bonne intelligence, est aussi une chance pour l’avenir. Elle a donc une légitimité toute particulière à accueillir fin décembre le Fesnac, vitrine de la diversité culturelle du Sénégal.

Revenons sur une interview récente de Fadel Dia, qui résume fort bien cette spécificité de la capitale du Nord.

« Notre chance c’est qu’il y a eu une ville, Saint-Louis, qui a servi de laboratoire à la formation, non pas (encore) d’une nation, mais d’un esprit sénégalais fait d’indulgence et de tolérance.

A Saint- Louis, dès le18e siècle, le relevé de la population, premier recensement de notre histoire, nous signalait la présence dans l’île, de patronymes aussi illustratifs du Sénégal moderne que Diop, Fall, mais aussi Diouf, Gomis, Kane-Diallo... A Saint-Louis entre la 1ère campagne électorale de notre histoire (1848) et celle qui a élu, pour le premier député noir du Sénégal (1914), les personnalités les plus influentes, au plan politique et administratif, avaient leurs racines dans toutes les provinces qui constitueront le territoire du Sénégal et même au-delà de ses limites.

Elles avaient des attaches Wolof, bien sûr, mais également Mandé, Pulaar, Sérère, Bambara… Elles s’appelaient Papa Mar Diop, Capitaine Mamadou Racine Sy, Galandou Diouf, Amadou Ndiaye Duguay Clédor, Birahim Camara… Il y avait parmi elles des métis locaux (Louis Guillabert) ou issus des Iles (Rémy Nantousha), des illettrés (Thiécouta Diop) ou des diplômés de l’école française (Lamine Guèye), des chrétiens (Pierre Chimère) et des musulmans (Amadou Ndiaye Ann)…

C’est ce formidable mélange de cultures et d’héritages qui a fait les Saint-Louisiens, et plus tard les Sénégalais, et c’est grâce à la cohésion de ses fils que la première capitale du Sénégal a imposé à ses occupants et maintenu vivants la langue wolof et l’Islam : il n’y a jamais eu de pidgin ou de langue créole et malgré Faidherbe, les écoles coraniques n’ont jamais fermé leurs portes. Puisqu’une nation est un ensemble d’hommes et de femmes qui ont les mêmes droits et les mêmes devoirs : un héritage à préserver ».

Gazette de Saint-Louis ( N°51)
D’après une interview du professeur Fadel Dia à Walfajiri

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