Sur les traces du petit slameur du coin...

Ami(e)s lecteurs et lectrices de A vos plumes ! aujourd’hui, nous faisons un tour du côté du jardin des slameurs en accueillant un étudiant de l’UGB, le petit slameur du coin. Très talentueux, il fait partie de ces jeunes qui incarnent l’espoir de la poésie urbaine à Saint-Louis.
Bonne lecture !

Mardi 19 Mars 2013 - 13:23

Sur les traces du petit slameur du coin...
1.   Présentez-vous à nos lecteurs
Je suis né le 31 Octobre 1990 à Ziguinchor plus précisément dans la commune de BAILA. C’est à l’âge de quatre ans que mon père qui, trois ans après ma naissance avait entrepris un voyage vers la métropole française, décida alors de me faire prendre le même chemin.
De retour au Sénégal depuis l’an 2002, je suis aujourd’hui étudiant en licence 2 de Sciences économiques et de gestion à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.  

2.   Votre  histoire avec la poésie :
Une fois arrivé en France je me suis très vite lié d’amour avec cette langue française surtout à travers le rap. En effet, c’était sous la tutelle du rap des groupes IAM, Idéal J ou encore du rappeur Benny B que je révisais mes devoirs le soir. Ainsi je me pris d’adoration pour le rap français et la musique française en générale. Et c’est cet amour qui me fit découvrir le Slam en 2006 à travers le grand précurseur de cet art en France : Grand Corps Malade. Par ailleurs, j’ai gratté mon premier texte de Slam en classe de seconde.

3.   Quels sont vos projets ?
Les études sont et resteront toujours le plus important pour moi. Cependant je dois préciser que s’accrocher tous simplement à ses études a toujours était pour moi un acte de manque de confiance en soi-même.  Rousseau que j’admire énormément dit : « Les études sont bien plus propres à amollir et efféminer les courages qu’à les affermir et les animer ». Je m’inscris dans la même logique de réflexion. Ainsi, le slam me permet de combler ce besoin d’animer ma vie. Mais il ne serait pas honnête de ma part de terminer sans vous dire que je compte bien me faire un nom à travers cet art.

4.   Parlez-nous de votre texte :
Rendons à Birago est un hommage que je rends à ce grand homme de lettres. Pour moi le génie de cet homme dépasse l’entendement populaire. Il est pour moi une référence.
 
Pour le grand plaisir de nos lecteurs voici, le texte Rendons à Birago


Rendons à Birago

L’heure est venue de me mettre au service d’une cause et d’arrêter les ragots.
L’engagement est une vertu alors mon choix est d’élever le nom de Birago.
Certes ce n’est pas fortuit mais sa a au moins le mérite de ne pas être un ab irato.
Je chante ma culture alors ne soit pas étonné que je fasse tomber les râteaux.
A travers ma voix j’élèverais Birago à hauteur de sa noble grandeur,
Cela ne devrait guère suffir alors pour l’occasion que tombent les heures.
Et même si je ne suis qu’une unité qui va bien ou une diversité qui va mal.
Ma plume elle se languit de charité car la vie donne à la vie et c’est d’autant plus normal.
Mais c’est lorsque l’on donne de soit même que l’on donne vraiment avec le cœur.
Donner afin de vivre car tout garder pour soi ce n’est que périr en longueur.
Utiliser le stylo rouge pour marquer sur une feuille à travers mon art toute ma gratitude.
Envers cette culture généreuse qui s’est transmise à travers les générations avec aptitude.
Le courage et la sagesse sont de taille, mais la vérité à un prix.
Pour toutes les âmes sensibles qui ont payé de leur chair leur parti pris.
Ici j’éteins les leurres et je rallume les lueurs.
Léthargie de l’heure alors que coule ma sueur.
Africaniste jusqu’à mon plus haut, africaniste jusqu’à mon plus bas.
Je rends hommage à la mémoire des comptes d’Ahmadou Coumba.
Avant de partir les ancêtres lui ont soufflés, que les morts ne sont pas morts.
Je dévoile la face cachée d’un homme d’une négritude sans remords.
Faire valoir la littérature orale tu en fus le maître d’escrime.
Alors puisqu’ainsi est mon slam, enseigne-moi Birago, où trouver mes rimes.

Le petit slameur du coin.

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