Trois questions à Ousmane Fofana, lauréat concours des dix mots de la francophonie.

Ami(e)s lectrices et lecteurs de A vos plumes, nous recevons aujourd’hui Ousmane Fofana, lauréat premier prix du dernier concours des dix mots de la francophonie organisé par l'Institut Français de Saint-Louis.

Vendredi 10 Mai 2013 - 22:43

Trois questions à Ousmane Fofana, lauréat concours des dix mots de la francophonie.
Quelles sont vos impressions après avoir été lauréat de ce concours ?
Je suis heureux d’avoir remporté ce concours. Je suis d’autant plus touché qu’il s’agit du premier concours auquel je participe.

Depuis quand écrivez-vous ?
J’ai commencé à écrire des vers en classe de troisième. Apres l’écriture de quelques poèmes, j’ai cessé d’écrire car je ne me voyais comme un poète. C’est en classe de terminale que j’ai encore commencé à écrire des poèmes. Je trouvais du plaisir dans l’évasion mais aussi des remèdes contre la mélancolie qui m’habite souvent.
Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs.

Je m’appelle Ousmane Fofana. Je né à Yafera (un village soninké qui se trouve dans le département de Bakel, dans la région de Tamba). Je suis étudiant en licence 1 à l’université Gaston berger de Saint-Louis.

Marguerite

Quand je pense à toi ma chère marguerite
Je me rappelle de cette nuit sous la lune où
Je me trouvais sous  tes yeux aussi luisants
Qu’une étoile dans la main du ciel noir
Un coup de foudre me frappa le cœur
Voilà, que naquis et continu à grandir
Sans cesse Ton amour dans ma pauvre poitrine
Je me rappelle, encore des soirs marguerite
Quand je te donnais des bouquets de mot roses
Que puis-je faire vis-vis de ce vieux Laada
Au front éclairé par le cachet de la haine
Qui veut détruire ce que nous protégeons
L’unique raison de notre union éternelle
Demain je ne rejoindrai point mon équipe
Dès que le soleil se lèvera sans attendre
Je fermerai la lourde porte de mon atelier
Je transformerai mon pinceau en un fer tranchant
Sur le dos de mon destrier je monterai
J’irai dans ce monde là-bas, derrière cette montagne
Je trancherai sa tête sans apitoiement
Et  faire vivre à jamais notre passion. 
 
Laada : mot «  Soninké » qui                                                                     
Veut dire tradition interdisant                                                                     
 Le mariage entre les différentes tribus sociales

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