UGB : " La Délégation est bien autre chose que des programmes sans fin", selon Sidy FALL.

Mercredi 21 Septembre 2016 - 15:57

Qu’est-ce que la Délégation ?

Bien qu’elle est définie par le robert comme « une commission qui donne à quelqu’un le pouvoir d’agir pour un autre », la Délégation est plus qu’une procuration mais un Mandat voire même une Représentation.
A l’Université Gaston Berger, pour ne pas dire dans les Universités sénégalaises, on y voit toujours des élections pour la délégation d’UFR. Les différents candidats se présenteront avec leurs programmes et les électeurs voteront selon les programmes. Seulement, je ne dirais pas qu’ils ignorent ce que c’est que la délégation, mais force est de constater que la Délégation ou le Délégué ne peut être choisi pour un programme. Pourquoi un programme ?


Un programme c’est une ligne de conduite que le candidat promet de suivre une fois élu. Or, on ne peut pas prémunir les situations ou conjonctures universitaires de chaque année. Donc il est impossible ou inacceptable de présenter un texte appelé programme pour que le candidat convint les électeurs. (Pensées personnelles) Il suffit de faire ses preuves ailleurs que dans la présentation de programme qui s’avère inutile. Dès lors, si l’on pouvait parler de programme, on dirait bien que c’est la représentation avec dignité des intérêts sociaux et moraux des étudiants. Et ceux dans chaque conjoncture universitaire déplorable.

Les mandants (c.-à-d. les électeurs) attendent toujours que les mandataires soient à la hauteur de leurs attentes.
Mais à l’UGB, il y a deux (2) sortes de délégation : une Délégation Générale (COM-SOC et CESL) et une Délégation Partielle.

Pour la délégation sociale, COM-SOC, il est évidement admis que les candidats présentent des programmes car c’est comme dans l’arène politique, les électeurs attendent impatiemment ces programmes pour choisir leur candidat. Mais pour la Délégation académique, ce n’est que la collaboration des délégués de la délégation partielle pour plus de défense et de sécurisation des intérêts de ceux qu’ils représentent. Ces deux délégations concernent l’ensemble des étudiants de cette Université. C’est ce qu’on appelle, la Délégation Générale.

La délégation partielle c’est la division de la CESL en parties et chaque UFR aura son représentant qui garantit les intérêts moraux et vitaux des étudiants de cette UFR (cela ne nous laisse pas dire que la CESL exclue la Délégation sociale bien au contraire). Il faut comprendre dès lors que ce n’est pas comme la CESL qui se met en valeur qu’en cas de situation périlleuse ou en cas de sollicitation du délégué concerné pour qu’elle se substitue à lui et règle le problème. La Délégation dite Partielle n’est rien d’autre que la délégation d’UFR.

Et donc vous allez convenir avec nous que pour la majorité des représentations, il ne peut y ou il ne doit pas y avoir de programmes bien ficelés pour une quelconque élection.

Il faut donc divorcer avec cette pratique ancienne, devenue coutumière, de la Délégation académique et laisser à la Délégation Sociale l’exclusivité des procédures politiques afin de représenter dignement et loyalement les mandants. Par ce que pour être libre dans une fonction il faut au fonctionnaire un sentiment de non « redevabilité ». Et une chose est à savoir : les programmes sont des promesses. Ces dernières sont faites pour être tenues car les électeurs sont toujours en attente d’un représentant en phase avec ses promesses pour qu’il soit jugé comme compétent, un homme d’éthique ou même un homme bien. Le sentiment de non redevabilité s’acquiert donc en laissant de côté les promesses donc les programmes pour, en tout cas, ce qui concerne la délégation académique.

C’est le délégué qui doit régler le problème. Il doit être charismatique, compétent et un homme d’éthique pour être, comme le disait le Doyen Kéba Mbaye, «Un homme politique de qualité », car il faut être très politique pour diriger la Délégation. Ces qualités réunies, le délégué ne pourra être qu’au service de ses mandants.

La Délégation est bien autre chose que des programmes sans fin.

La Délégation à l’épreuve des intérêts personnels des délégués et de l’administration ?
Depuis sa création en 1994, la Délégation, pédagogique et sociale, n’œuvre que pour le bien être de l’étudiant, en principe. Mais la conjoncture de ladite représentation a changé et elle est devenue une issue pour l’administration ainsi que pour les délégués.

L’administration se sert de la délégation pour faire passer ses règles et réformes qui n’arrangent en rien la communauté estudiantine si ce n’est bien-sûr pour garantir le bien-être des autorités politiques. Elle (l’administration) utilise donc tous les moyens pour arriver à leur fin quitte à ce qu’elle complote avec les délégués pour légitimer les modifications et autres. Si cet état de fait est possible aujourd’hui c’est parce que les délégués ne sont plus comme leurs anciens qui défendaient corps et âme la communauté face à une administration redoutable. Une pensée à ce délégué du Nom d’Aliou (renvoyé en 2010 pour avoir dit que « l’administration leur imposait des imbécilités ». Les représentants d’étudiants aussi ont leurs parts du gâteau selon des dires.

Les délégués sont accusés d’abandonner la communauté au profit de leur intérêt personnel (à vérifier). Mais si toute fois ce fait était réel, sachons que l’administration est dans une logique de faire en sorte que la communauté n’ait plus foi en les délégués. Alors solution est nécessaire. Mais si les questions sont nombreuses allant dans ce sens, la réponse est une : essayons de responsabiliser nos délégués en nous responsabilisant nous-même, travaillons nos esprits et votons sans affinités, même si cette affinité est inhérente à l’Afrique, laissons de côté nos intérêts propres et pensons à l’avenir. Ceux qui pensent que la délégation se limite à l’UGB détrompez-vous car votre magistère vous sera communiqué dans les plus grandes instances que vous dirigerez ; alors faisons comme nous l’a appris le Droit et usons de la bonne foi pour tous nos actes.

L’intérêt particulier de l’administration et des délégués peuvent mener direct au divorce entre la communauté et ses mandataires ou même à la suppression pure et simple de la délégation pour motif de combine et de magouille pour emprunter les mots du Doyen Kéba Mbaye. Cette situation ouvrirait le champ à l’administration pour des réformes qu’elle voudra et entérinera la communauté estudiantine dans une ère de souffrance sans fin. C’est bien ce qui nous sortirait du gouffre, le fait de connaitre le sens de la responsabilité à tous les niveaux.

SIDY FALL, Etudiant en Master I Science Politique

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