De nouveaux détails accablants émergent concernant l'arrestation de Pape Abdoulaye Seck, alias Laye Seck. Déjà sous contrôle judiciaire dans une précédente affaire, le fils de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck est actuellement en garde à vue à la Division de la Cybersécurité (DSC). Le trentenaire est au cœur d'une enquête pour diffamation, collecte illicite, menace de diffusion de données personnelles et obtention frauduleuse d'avantages, dans ce qui s'apparente à une sombre affaire de sextorsion, détaille le Journal Libération.
Une "rançon" exigée sous peine de diffusion de nudes
L'origine du dossier remonte à un vol présumé de 15 000 euros dont aurait été victime Dame Amar. Selon les révélations du quotidien Libération, Abdoulaye Seck aurait utilisé des vidéos intimes ("nudes") mettant en scène le plaignant et plusieurs femmes, dont certaines seraient des personnalités très connues, pour exercer un chantage. Le mis en cause aurait exigé le paiement d'une véritable « rançon » en échange de la non-publication de ces images compromettantes sur les réseaux sociaux.
Chantage et pression via les réseaux sociaux
Pour asseoir sa domination sur la victime, le consultant de 34 ans aurait d'abord envoyé les séquences vidéo à Dame Amar via l'application Snapchat. Afin d'accentuer la pression, Abdoulaye Seck aurait également montré ces contenus à des connaissances communes, menaçant de détruire la réputation des personnes impliquées.
La plainte déposée par Dame Amar a déclenché l'intervention rapide des limiers de la DSC, qui examinent désormais l'ensemble des données numériques pour établir l'ampleur de ce réseau de chantage.
MS/NDARINFO