Assemblée nationale : L’ARC dénonce une « forfaiture » après la démission d'El Malick Ndiaye

Lundi 25 Mai 2026

Le Bureau politique de l’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) a vivement réagi à la démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale. À travers une déclaration officielle rendue publique ce lundi 25 mai 2026, la formation politique a qualifié cet épisode de « véritable forfaiture » et a dénoncé une manœuvre politique destinée à réinstaller l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko au perchoir de la chambre législative.
 
Une dénonciation de la manipulation des textes et des instances  

Pour l’ARC, les derniers développements observés au sein de l'hémicycle portent une atteinte directe à la dignité de la représentation nationale ainsi qu’à l’éthique républicaine. Le parti accuse le régime en place de s’engager dans une « logique de manipulation des textes et des hommes » dans le seul but de transformer les institutions de la République en instruments au service d’agendas politiciens partisans.
 

Face à cette situation, le Bureau politique exige qu'une clarté juridique totale soit faite sur la régularité d’un tel procédé de passation de mandat. Les responsables de la formation rappellent que la stabilité institutionnelle et la cohésion du pays reposent exclusivement sur le respect scrupuleux de la hiérarchie des normes ainsi que sur la légalité stricte des mandats électifs.
 
L'alerte sur une situation d'« insécurité institutionnelle »


L’ARC a également tiré la sonnette d’alarme sur la configuration inédite et fragile de l’appareil d'État au cours de ce mois de mai 2026. La formation politique souligne que le Sénégal se retrouve simultanément privé de Premier ministre, de gouvernement fonctionnel et désormais de président de l’Assemblée nationale.
 

Cette triple vacance au sommet des pouvoirs exécutif et législatif est qualifiée d’« insécurité totale » par le parti de l'opposition. En conséquence, le Bureau politique interpelle directement le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, pour qu'il prenne ses responsabilités constitutionnelles sans délai afin de restaurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. L'ARC a conclu son message en appelant l’ensemble des citoyens sénégalais à faire preuve de vigilance face à toute tentative de fragilisation de l’État de droit.
 

MS/NDARINFO
 

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