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Cheikh Issa SALL : " l’ADM va contribuer à la mise en œuvre d’une solution de protection durable de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière"

Vendredi 19 Juillet 2019

Dans cet entretien exclusif, le directeur général de l’Agence de Développement municipal (ADM) revient sur l'objectifs du Projet de Relèvement d’Urgence et Résilience à Saint-Louis (SERRP), les réalisations attendues, les organes de gouvernance qui pilotent cette initiative et les modalités de sa mise en œuvre.


Cheikh Issa SALL : " l’ADM va contribuer à la mise en œuvre d’une solution de protection durable de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière"
Quel est l’objectif du SERRP ?
 
Le Projet  de Relèvement d’Urgence et Résilience à Saint-Louis (SERRP en anglais) est l’une des nombreuses  initiatives déployées par le Gouvernement de la République du Sénégal, avec le concours technique et financier de la Banque mondiale, dans le cadre de sa stratégie de lutte contre les effets du changement climatique à Saint-Louis.
 
Le SERRP a pour objectif de développement de réduire la vulnérabilité aux risques côtiers des populations établies le long de la langue de Barbarie et de renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière dans la ville de Saint-Louis. 
 
Ce projet, d’un coût global 38 millions de dollars US, permettra, dans le court terme, de reloger provisoirement les populations sinistrées actuellement installées à Khar Yalla, au Camp Gazeille et dans des familles d’accueil.
 
C’est ainsi que, depuis son entrée en vigueur, le SERRP s’est attelée, à travers  ses premières activités, pour permettre à ces populations dont les maisons ont été détruites suite à l’avancée de la mer, de vivre dans de meilleures conditions d’existence, en attendant leur réinstallation définitive dans des logements.
 
Pour ce faire, des unités mobiles d’habitation (UMH) plus confortables et ayant une plus grande capacité d’accueil, sont en train d’être mises en place, au travers d’un contrat signé avec l’UNOPS (Bureau des Nations Unies pour les Services d’appui au projet), sur un terrain situé à Diougob, dans la Commune de Gandon. 
 
Les travaux d’aménagement sont dans une phase d’achèvement. Ils  consistent essentiellement en l’amenée des réseaux d’eau et d’électricité,  l’installation d’UMH sur des plateformes en béton armé, de construction de blocs d’hygiène, de cuisines communautaires, d’une clôture métallique, de puisards, de fosses étanches et septiques, etc.
Pour les moyen et long termes, les activités ciblées concerneront, entre autres, la construction, sur le même site des logements sociaux, pour le recasement définitif d’une part, des populations sinistrées actuellement installées à Khar Yalla et au Camp Gazeille et d’autre part, des habitants dont les maisons se trouvent sur la bande de sécurité de 20 mètres de large longeant le littoral de la Langue de Barbarie. 
 
Quels sont les organes de gouvernance du SERRP ?
 
Comme organes de gouvernance, nous avons le Comité régional de Pilotage (CRP) qui, sous la présidence de Monsieur le Gouverneur de La Région de Saint-Louis, assure la supervision stratégique du Projet. Il y a également le Comité technique opérationnel (CTO) qui fournit des orientations techniques, tant au niveau stratégique qu’opérationnel. 
Les Partenaires d’exécution du SERRP regroupent l’Agence régionale de Développement (ARD), les commune de Saint-Louis et de Gandon et l’Agence de Développement communal (ADC).  Ils ont pour rôle principal de soutenir la mise en œuvre du SERRP au niveau local. 
 
Il est également mis en place, sous l’autorité de Madame le Préfet du Département de Saint-Louis, un Comité ad hoc chargé de faciliter l’exécution du projet, notamment la mise en œuvre des activités se rapportant au plan d’action de réinstallation. Ces activités concernent principalement les opération de recensement de personnes affectées par le projet (PAP) , de l’établissement de la liste officielle des populations sinistrées de la Langue de Barbarie, de la validation, de l’évaluation des biens affectés, de l’accompagnement du processus de compensation et d’assistance des PAP, etc. 
L’Agence de Développement municipal (ADM) quant à elle, est l’Entité d’exécution du projet.
 
3. Est-ce qu’on peut s’attendre à une solution durable pour lutter contre l’érosion côtière à Saint-Louis ? 
Dans le cadre de ses interventions à Saint-Louis, l’ADM envisage de mener deux études devant concourir, in fine, à identifier une solution de protection durable de la Langue de Barbarie contre l’érosion côtière.
 
La première étude réalisée dans le cadre du Projet de Gestion des Eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP) porte sur la conception et l'opérationnalisation d'un système de suivi et de modélisation environnementale de la zone côtière. Couvrant tout le delta du Fleuve Sénégal, cette importante étude permettra d’une part, de développer plusieurs modèles hydro-sédimentaires mettant en exergue l’évolution des conditions hydrodynamiques et morphologiques (sédimentation, érosion, bathymétrie, etc.) et d’autre part, de préconiser des aménagements susceptibles de réduire les effets néfastes induits par l’agrandissement de la brèche.

 
La deuxième étude complémentaire à celle précitée, se focalisera sur la zone urbaine de la Langue de Barbarie. Elle permettra d’approfondir la solution technique la plus pertinente choisie parmi celles initialement identifiées et débouchera sur la production d’un avant-projet détaillé et d’un dossiers d’appel d’offres pour le choix ultérieurement de l’entreprise devant réaliser les travaux. Cette étude dotera également l’agglomération de Saint Louis d’un Plan directeur de drainage de ses eaux pluviales. 

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1.Posté par Sakhéwar le 20/07/2019 00:06 | Alerter
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Un long texte qui ne dit pas l'essentiel.
Comment protéger Saint-Louis contre les attaques répétées de la mer à court terme et le risque de submersion à long terme ?
Autrement dit, quelle barrière de protection sera construite sur la bande de 20 m de large et de 3,5 km de long, qui sera évacuée par la population ?
Les Saint-Louisiens attendent la présentation du projet, en décrivant ses caractéristiques techniques et en précisant le délai de sa réalisation.

2.Posté par Tintin le 20/07/2019 08:51 | Alerter
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Encore et toujours des études ! qui a les compétences pour mener ces études au Senegal ? personne !....les leaders dans ce domaines sont les Hollandais mais je croyais qu'ils avaient commencé des études au niveau de la brêche (?) ....j'ai l'impression qu'on nous mène en bateau.....

3.Posté par Sindoné le 20/07/2019 11:46 (depuis mobile) | Alerter
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Entièrement d'accord avec vous : on nous mène vraiment en bateau.

4.Posté par Sakhéwar le 21/07/2019 15:11 | Alerter
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Un discours et aucune certitude !!!
Les grands mots sont sortis, pour enlacer le vide :
- Résilience (très à la mode et savant)
- Opérationnalisation d'un système de suivi
- Modélisation environnementale de la zone côtière
- Développer plusieurs modèles hydro-sédimentaires mettant en exergue .....

Sur la brèche et le delta du fleuve, comme sur la bordure marine des quartiers, des études et modélisations sont donc envisagées.
Ensuite, ON choisira les solutions qui sembleront les plus pertinentes pour élaborer des avant-projets.
Puis ON fera des appels d'offres pour la réalisation des travaux.
Aucun échéancier n'est même esquissé.
Cela veut dire que la résolution des problèmes de l'érosion côtière et des attaques dévastatrices de l'océan est renvoyée à des dates indéterminées, c'est à dire aux calendes grecques.
ON espère sans doute que, d'ici là, l'océan patientera et voudra bien observer une pause, un moratoire.
Illusion, car l'océan n'attend pas !!!
De 2003 à 2019, il a élargi un canal de 4 mètres en une brèche de 6 kilomètres où près de 300 piroguiers ont disparu.
L'océan a maintes fois pris d'assaut les quartiers de Guet-Ndar et de Ndar-Toute, détruisant des maisons, inondant les rues, et ravissant des vies humaines.

Maintenant que vont devenir les 38 millions de dollars accordés par la Banque Mondiale ?
Il faut souhaiter qu'ils permettront au moins de reloger les habitants déguerpis. Mais, là aussi, quand cela se fera-t-il ? C'est encore une question.

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