Code électoral : Takku Wallu dénonce une « manœuvre cavalière » et une « forfaiture » à l'Assemblée

Vendredi 8 Mai 2026 22:58

Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal est monté au créneau ce vendredi 8 mai 2026 pour dénoncer avec vigueur la procédure accélérée visant la seconde délibération de la loi modifiant le Code électoral. Dans un communiqué officiel signé par sa présidente, Aïssata Tall Sall, l'opposition fustige le calendrier imposé par le président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Selon le groupe, la convocation successive du Bureau, de la Conférence des Présidents, de la Commission des lois et de la Plénière en l'espace de quelques heures constitue une « violation manifeste » du Règlement intérieur.
 

Pour Takku Wallu, rien ne justifiait une telle précipitation pour épuiser une procédure qui devrait prendre au minimum quatre jours, même en cas d'urgence déclarée. Le groupe dénonce une tentative d'utiliser l'Assemblée nationale comme le « bras armé » d'un groupuscule dans un bras de fer politique qui ne concernerait pas l'institution. Les députés de l'opposition estiment que le président de l'Assemblée, pourtant garant des règles, a ignoré leurs observations pour poursuivre un « forcing » législatif qu'ils qualifient de « forfaiture ».
 

Le communiqué souligne qu'une crise institutionnelle est désormais installée, avec un combat politique transposé au cœur de l'Hémicycle. Takku Wallu refuse de s'associer à ce qu'il décrit comme un « mauvais jeu politicien » et met les autres députés devant leurs responsabilités. L'opposition demande qu'il soit mis fin immédiatement à ce dispositif exceptionnel, invoquant l'intérêt exclusif du peuple sénégalais et la dignité de la Grande Institution qu'est l'Assemblée nationale.
 

Cette sortie intervient à la veille de la séance plénière prévue ce samedi 9 mai à 11h00. En refusant de cautionner cette méthode, le groupe Takku Wallu jette un doute sur le consensus entourant la révision des articles L.29 et L.30 du Code électoral. Ce climat de tension extrême entre la majorité et l'opposition principale risque de marquer durablement les débats parlementaires et de complexifier la promulgation finale de cette loi tant controversée.
 

MS/NDARINFO
 

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