Cette rencontre réunit pendant trois jours les partenaires du Master Inter-Universitaire pour échanger autour de la gestion de l'énergie et concevoir un modèle de "campus durable" duplicable dans d'autres structures administratives et de formation, a précisé ce chercheur du département de physique appliquée de l'UFR des Sciences Appliquées et Technologie (SAT).
Pour réduire la facture d'électricité, l'institution mise sur l'expertise locale afin de "s'autonomiser un tout petit peu" et "se s'affranchir de la facture d'électricité". Des étudiants en formation ont ainsi procédé à l'installation de mini-centrales solaires pour autonomiser les laboratoires de travaux pratiques de physique, avant de déployer une centrale solaire de 100 kWh dotée d'une capacité de stockage de 100 kWh.
"La politique que nous menons c'est d'auditer, d'abord de faire l'audit énergétique de l'ensemble des bâtiments de l'université", a indiqué le Pr Ndiaye. Des diagnostics ont déjà été menés au Centre d'Excellence Africain en TIC (CEA-MITIC), à l'UFR de Lettres et Sciences Humaines et au Rectorat pour soumettre des propositions de réduction de la consommation aux autorités universitaires.
Présente à l'événement, la Directrice générale de l’Agence pour l'Économie et la Maîtrise de l'Énergie (AEME), Mame Coumba Ndiaye, a salué cet engagement qui s'aligne selon elle sur les missions de son agence visant à accompagner les acteurs de l'administration dans la maîtrise énergétique et la lutte contre les "gaspillages".
Mme Ndiaye a rappelé que l'AEME déploie des programmes de "domotisation et de digitalisation de la gestion énergétique des bâtiments publics" pour régler ces préoccupations de manière rapide, tout en menant des actions de sensibilisation des usagers et de diversification énergétique en collaboration avec l’Agence nationale des énergies renouvelables (ANER).









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