L'affaire, qui a débuté le 27 février 2025 par le placement sous mandat de dépôt de Farba Ngom, reposait sur des accusations de blanchiment de capitaux et d’infractions financières.
Les soupçons portaient sur des transactions estimées à « 125 milliards de francs Cfa », suite à des rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).
Tout au long de cette période, la défense a dénoncé une « fragilité juridique » des charges et un acharnement contre un dignitaire de l'ancien régime, tandis que le Parquet général multipliait les pourvois en cassation pour suspendre chaque décision de liberté provisoire.
Une décision perçue comme une victoire de la rigueur procédurale
Pour Me Baboucar Cissé, avocat de l'homme politique, cet arrêt de la Cour suprême est une consécration : « La Cour suprême a fait preuve de rigueur en annulant toutes les charges. Il n’y a plus de débat possible, la libération est effective et immédiate ».
En cassant la décision du Parquet général, la haute juridiction a invalidé le fondement même de la détention, rappelant l'importance du respect des formes juridiques dans les dossiers financiers complexes.
Cette libération, concernant un symbole de la puissance politique sous la présidence de Macky Sall, replace désormais la présomption d'innocence au cœur du débat public national.
MS/NDARINFO