Horreur à Thiès : Un prédateur aux multiples visages déféré pour viol, chantage et usurpation de fonction

Mercredi 13 Mai 2026 06:48

Une jeune femme de 20 ans, mère d'un nourrisson de deux mois, a vécu un véritable calvaire après avoir été piégée par un individu rencontré sur Facebook. Selon le récit glaçant rapporté par L'Observateur, la victime a été prise au piège par un homme identifié sous le nom de S. Sow, mais se faisant appeler « Chérif Ba ». Après avoir instauré une relation amoureuse virtuelle et obtenu des vidéos intimes de la jeune femme, le suspect l'a attirée à Thiès sous prétexte de lui présenter sa famille.
 

Le piège s'est refermé à l'hôtel Bidew Bi. Malgré le refus catégorique de la victime d'entretenir des rapports sexuels, S. Sow l'a entraînée de force dans une chambre. Prise au piège, la jeune maman a subi des violences physiques et un abus sexuel avant d'être séquestrée dans la pièce. Elle ne devra son salut qu'à sa présence d'esprit : elle a réussi à alerter discrètement sa sœur par téléphone. L'intervention de ses proches et du personnel de l'hôtel a permis de mettre fin à son calvaire, alors qu'elle s'effondrait, inconsciente, dans sa tentative de fuite.
 

L'enquête de police a révélé que S. Sow était un véritable caméléon du crime. Pour mieux berner ses proies, il se faisait passer tantôt pour un agent administratif à l'AIBD, tantôt pour le procureur Abdou Aziz Sow du Tribunal de Grande Instance de Thiès. Sous cette fausse identité de magistrat, il avait même réussi à consommer pour plus de 44 000 FCFA de boissons à crédit dans un bar local. Plus grave encore, une autre victime a témoigné avoir été abandonnée le jour même de son mariage après que l'individu lui a fait miroiter une union officielle.
 

L'exploitation de son téléphone portable a mis à nu un système de chantage sexuel bien rodé, les enquêteurs y ayant découvert de nombreuses vidéos intimes de jeunes filles. S. Sow a été déféré au parquet ce mercredi. Il fait désormais face à une batterie de chefs d'inculpation : usurpation de fonction, viol, chantage sexuel et escroquerie. Cette affaire remet sur le devant de la scène la vulnérabilité des jeunes femmes sur les réseaux sociaux et l'urgence d'une vigilance accrue face aux profils trop séduisants sur Internet.
 

MS/NDARINFO

 

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