L'annonce d'une interview du chef de l'État accordée ce samedi aux chaînes privées Walf TV et TFM suscite une vive polémique au sein du paysage médiatique sénégalais. Bien que l'entretien soit modéré par Pape Alé Niang, directeur général de la RTS, les journalistes de la chaîne publique n'ont pas été autorisés à poser de questions.
Cette situation a fait réagir Martin Faye, ancien cadre de la télévision nationale, qui dénonce fermement ce qu'il qualifie de rôle de simple « huissier » pour le service public.
Une critique du « copinage médiatique »
Martin Faye juge « inadmissible » que la RTS soit réduite à la seule modération sans pouvoir interroger le président, alors que l'institution appartient à tous les Sénégalais. Au-delà du cas de la télévision publique, il pointe du doigt un manque de pluralisme et s'interroge sur l'absence de la presse écrite, des radios et des webmédias dans cet exercice de communication.
Criant au « copinage médiatique », il appelle les autorités à diversifier les intervenants pour les prochaines rencontres afin de respecter le droit à une information plurielle.
MS/NDARINFO