Mansour Faye : Un beau-frère un peu encombrant.

Mardi 5 Février 2013 16:11

Le délégué général à la protection sociale et à la solidarité nationale, Mansour Faye, par ailleurs, beau-frère du président Sall, doit être un personnage très particulier. Loin d’un modèle de discrétion pour ne pas gêner la position de son gendre, il fait preuve de tant de zèle et d’initiatives maladroites, qu’il risque de faire payer à des proches des crimes pour lesquels ils sont blancs comme neige.


Les inondations de certains quartiers de Dakar, durant lesquelles, sa sœur a joué un grand rôle en faveur des sinistrés, auront permis de mieux connaître l’homme. Voulant, coûte que coûte, tirer la couverture à lui, il était présent sur tous les tableaux. Qui plus est, avec de telles déclarations maladroites et peu judicieuses, que n’eût-été la sympathie des confrères pour Marième Faye, dont l’engagement constant pour les sinistrés a été salué par tous, beaucoup de casseroles auraient traînées par un Mansour Faye, peut-être, pas très au fait de la chose médiatique, ou inconscient de ses propos publics.

Il ne s’en arrêtera pas là pour autant. Il y a quelques mois, après en avoir fait voir de toutes les couleurs aux hommes politiques de Saint Louis, il est parvenu presque à s’aliéner de réelles animosités auprès de jeunes, dont certains l’ont déclaré persona non grata depuis.

Mais aujourd’hui, bien loin de s’amender pour la bonne cause, l’on apprend, avec quelque regret, qu’en sa qualité de délégué général à la Solidarité nationale et à la protection sociale, il recommencerait les mêmes erreurs de prérogatives, en poussant sa tutelle jusque dans ses derniers retranchements par des initiatives hardies auxquelles les autorités devraient mettre un terme définitif, sous peine de dévaloriser la fonction de ministre sous la nouvelle gouvernance.


Ce n’est pas seulement la parenté avec Macky Sall, l’accompagnement politique depuis bientôt dix ans et le MBA qui font un bon serviteur de l’Etat. Il y a aussi la modestie, le devoir de réserve, mais surtout, les actions publiques modérées, qui sont utiles au Président de la République, au moment où il cherche à adhérer le plus grand nombre de sénégalais autour de son programme. Ne pas le comprendre ou en faire fi, c’est hypothéquer les efforts qu’il entreprend, chaque jour, en direction des sénégalais, quelle que soit, par ailleurs, la proximité.

Cheikh Ba
.REWMI QUOTIDIEN
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