À l'approche de la fête de la Tabaski, les ateliers de couture du marché Ndar font face à une intense surcharge de travail. Depuis près d'un mois, les nuits blanches sont devenues la routine pour les maîtres tailleurs et leurs apprentis, tous engagés dans une véritable course contre la montre pour honorer les commandes des clients dans les délais impartis.
Une planification rigoureuse pour éviter les retards
Face à l'accumulation des coupons de tissu, l'ambiance au sein des ateliers est marquée par le bruit incessant des machines à coudre. Malgré le rythme de travail soutenu, l'incertitude plane chez plusieurs professionnels qui redoutent de ne pas pouvoir écouler la totalité de leurs carnets de commandes. À l'inverse, d'autres artisans se montrent plus optimistes et s'engagent à livrer l'intégralité des tenues, quitte à travailler jusqu'au matin du jour J.
Pour maximiser leurs chances de réussite, les chefs d'atelier déploient des stratégies d'organisation strictes. La première règle consiste à réduire drastiquement le temps de sommeil des équipes. De plus, une hiérarchisation rigoureuse des livraisons est appliquée : la priorité absolue est accordée aux vêtements des hommes et des enfants, qui doivent impérativement porter leurs boubous neufs dès la prière du matin, ainsi qu'aux clients prévoyant de passer la fête en dehors de Saint-Louis.
Le café, carburant indispensable des nuits de rush
Pour tenir la cadence et surmonter la fatigue extrême, les artisans ont recours à des stimulants. Dans presque tous les ateliers du marché Ndar, le café Touba et les infusions bien chaudes sont devenus des compagnons de travail incontournables. Consommé à intervalles réguliers tout au long de la nuit, le café permet aux ouvriers d'éviter l'assoupissement sur les machines et de maintenir la précision nécessaire aux travaux de coupe, de broderie et de finition.
Ami GUEYE








Émigration irrégulière : La Marine nationale secourt 429 personnes au large de Saint-Louis
Offres-emploi