L'affaire fait l'effet d'une bombe dans le secteur des hydrocarbures. Selon les révélations du journal Yoor-Yoor Bi, la société nationale PETROSEN est actuellement confrontée à une réclamation explosive de 165 milliards de francs CFA par un consortium de créanciers. Si cette difficulté financière est aujourd'hui portée par le régime actuel, son origine remonte à l'année 2023, sous l'administration de Macky Sall.
Le montage financier en cause, un « balloon payment », prévoyait initialement un remboursement intégral en 2032. Ce prêt était censé financer des infrastructures stratégiques liées au gisement pétrolier de Sangomar. Cependant, un revirement majeur s'opère : les créanciers exigent désormais un paiement immédiat, plongeant la structure dans une impasse budgétaire imprévue.
Le dossier prend une tournure encore plus polémique suite à des informations indiquant que PETROSEN n'aurait jamais encaissé les fonds contractés en son nom. Cette absence de traçabilité dans les comptes de la société nationale soulève des questions fondamentales sur la destination réelle de cet argent et sur la rigueur du système d'endettement pratiqué par l'ancien régime.
Pour les analystes financiers, cette situation illustre l'opacité entourant certains contrats de financement du secteur extractif. Alors que le Sénégal s'apprête à devenir un producteur majeur, la découverte de ces dettes "fantômes" ou mal structurées oblige les nouvelles autorités à une révision profonde des engagements financiers pris au nom de la souveraineté énergétique du pays.
MS/NDARINFO