Succession d'El Malick Ndiaye : le plan de la majorité pour installer l'ex-PM à la tête du Parlement.

Mardi 26 Mai 2026

Les députés de la majorité ont planifié de procéder à la réinstallation officielle de leur leader et ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, au sein de la représentation nationale. Les parlementaires de la majorité fondent leur démarche sur le principe que l'ancien chef du gouvernement avait simplement opéré une suspension temporaire de son mandat législatif durant son passage à la Primature.
 

La feuille de route déclinée par la formation au pouvoir prévoit une double séquence institutionnelle au cours de la journée. Dans un premier temps, Ousmane Sonko doit réintégrer son siège de député à l'hémicycle de la place Soweto. Sauf surprise de dernière minute, cette étape technique doit immédiatement ouvrir la voie à sa candidature et à son élection à la présidence de l'Assemblée nationale. Cette opportunité fait suite à la démission officielle du président sortant et député-suppléant, El Malick Ndiaye, enregistrée ce dimanche quarante-huit heures après le limogeage d'Ousmane Sonko de la Primature.
 

De son côté, l'opposition parlementaire conteste la légalité et la validité de cette procédure de réintégration. Les députés des coalitions adverses estiment que les textes de la République interdisent un tel retour automatique. Pour structurer leur refus, ils s'appuient rigoureusement sur les dispositions du règlement intérieur de l'Assemblée nationale régissant le régime des incompatibilités, ainsi que sur plusieurs décisions de jurisprudence rendues antérieurement par le Conseil constitutionnel. En réplique, les constitutionnalistes et députés du camp PASTEF rejettent ces objections en utilisant les mêmes textes pour en donner une lecture inverse et justifier le droit de leur leader à siéger.
 

Pendant que la tension monte à l'hémicycle à quelques minutes de l'ouverture des débats, l'arbitrage final pourrait venir du sommet de l'Exécutif. Le Quotidien Les Echos rapporte que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a discrètement saisi les 7 Sages du Conseil constitutionnel afin d'obtenir un avis consultatif d'urgence sur la conformité de ce retour parlementaire. La notification de cette décision juridique, attendue de manière imminente dans les prochaines heures, s'annonce décisive pour valider ou bloquer la suite de la plénière et fixer l'équilibre des pouvoirs pour la suite de la législature.
 

MS/NDARINFO
 

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