Thérèse Faye Diouf brise le silence : ni transhumante, ni complice du déclin de l’APR

Jeudi 7 Mai 2026 06:49

Invitée de RFM SOIR, Thérèse Faye Diouf a choisi la contre-attaque frontale. La députée de la 15e législature a fermement démenti les rumeurs de transhumance vers le camp au pouvoir, les qualifiant de « manigances politiques » orchestrées au sein même de son parti. « Si j’avais décidé de partir, je l’aurais dit moi-même, publiquement », a-t-elle tranché, mettant ainsi fin aux spéculations sur un ralliement imminent à la mouvance présidentielle.

 

Si elle revendique sa fidélité à l’Alliance pour la République (APR), Thérèse Faye Diouf n’en demeure pas moins une voix critique et en rupture avec le management actuel. Elle dénonce un fonctionnement trop élitiste et déconnecté des réalités du terrain. Pour l’ancienne ministre, l’APR est devenue un « club fermé » où la stratégie se limite à des communiqués rédigés entre quatre murs, loin de l’ADN de parti de masse qui a fait sa force à ses débuts.

 

La charge de la responsable politique vise particulièrement la gestion des ressources humaines du parti. Elle regrette un déficit de valorisation des jeunes cadres et des maires expérimentés, laissés à eux-mêmes. Le message est clair : la relève doit prendre les commandes. « Ceux qui ont dirigé le parti doivent accepter de passer la main. Sinon, les militants iront chercher ailleurs », prévient-elle, pointant une urgence de renouvellement pour éviter l'hémorragie vers d'autres formations.
 

Enfin, Thérèse Faye Diouf assume sa prise de distance avec une opposition qu’elle juge « de façade » et limitée aux conférences de presse sans impact réel. Elle refuse de s'inscrire dans des activités qu'elle juge non productives, préférant alerter sur la nécessité d'une refondation profonde. À l'heure de la recomposition politique, sa sortie sonne comme un avertissement ultime : sans réinvention radicale, l'APR risque une fissuration irréversible.
 

MS/NDARINFO

 

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