Trafic de faux médicaments à Richard-Toll : la perquisition surprise qui a fait tomber le réseau.

Samedi 16 Mai 2026 17:46

Le Commissariat urbain de Richard-Toll a frappé un grand coup dans la lutte contre le trafic illicite de produits pharmaceutiques et la mise en danger de la vie d’autrui. Les limiers ont déféré au parquet, ce vendredi 15 mai 2026, un commerçant de produits cosmétiques qui alimentait le marché local en substances clandestines et hautement dangereuses pour la santé publique.


Le démantèlement de ce réseau a débuté dans la nuit du 12 au 13 mai 2026, au cours d’une opération de sécurisation de grande envergure. Les éléments de recherche ont initialement interpellé une jeune fille en possession de trois paquets d’Heptolif, un produit prétendument destiné à la prise de poids. Interrogée sous le régime de la garde à vue, elle a fini par désigner sa source d'approvisionnement : une boutique en plein cœur du marché de Richard-Toll.

 

Lors de la descente surprise des enquêteurs dans son commerce, le suspect a d’abord tenté de nier en bloc, prétextant une malheureuse confusion sur sa personne. C’était sans compter sur la détermination des forces de l'ordre. La perquisition minutieuse effectuée au sein de l'établissement de cosmétiques a rapidement permis de lever tout doute. Les policiers ont découvert un sachet contenant une véritable pharmacie parterre, dissimulée au milieu des produits de beauté. La saisie comprend un stock impressionnant de médicaments clandestins et de stimulants : de l’Heptolif, du Henigra, 15 paquets de Viegra, de la Téramicine, du Pétazole, ainsi que des dizaines de paquets de Réleef extra, Icotin, Reylorma, Picap, Jenitrin, Dyclosa, Aburital, Super peptee, Kilpane, Primietine, Soudrex et divers analgésiques comme du Paracétamol et du Citamoleyn.

 

Soumis à un feu de questions face à l'évidence des preuves matérielles, le commerçant de Richard-Toll a finalement craqué et est passé aux aveux complets devant les enquêteurs. Il a confessé aux limiers qu'il s'approvisionnait régulièrement auprès de marchands ambulants pour ensuite écouler sa marchandise illicite auprès d'une clientèle locale en quête de gains de poids rapides ou de stimulants sexuels.


Plus grave encore, le mis en cause a avoué s'adonner à ce trafic de faux médicaments à grande échelle depuis maintenant dix ans. Son déferrement devant le procureur marque la fin d'une décennie d'activités clandestines qui menaçaient quotidiennement la vie des populations de la commune sucrière.
 

MS/NDARINFO
 

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