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Vies de Chien
Je n’allai pas tarder à le savoir car, après avoir refermé la porte du salon derrière elle, Katy ouvrit la mystérieuse boîte en carton et, avec un ricanement sardonique, en versa lentement tout le contenu sur la belle moquette de Leputois : il ne s’agissait de rien d’autre que, enfer et damnation,...
Malgré tout j’avais l’esprit relativement tranquille et je ne me faisais pas de mauvais sang outre mesure car je savais que je jouissais de la protection du vieux Leputois qui veillait sur moi comme du petit-lait, ayant dépensé une fortune pour m’avoir. Contrairement à sa négrillonne qui me...
VIES DE CHIEN (15) Michel Aristide Leputois de son nom, maigre comme un clou et long comme un jour sans pain, vivait en concubinage avec une jeune fille noire qui aurait pu être sa petite-fille voire son arrière-petite-fille. Issue d’un des quartiers les plus pauvres de Ndar, la fille, qui...
Chez Souleymane Samaké (que tout le monde appelait Jules), mon premier propriétaire ou en tout cas le premier que j’eusse été en mesure d’identifier, je n’avais été que très rarement battu lui-même l’ayant interdit à quiconque, mais j’étais en permanence attaché au bout d’une lourde chaîne en fer...
« C’est tata Alimatou qui va être contente, elle qui dit tout le temps qu’elle ne passera jamais la nuit dans une maison où dort un chien car les anges de la miséricorde refusent d’y entrer ! » reprit Salimata après avoir bien ri de ma supposée gourmandise. « Oh ! Celle-là ce n’est...
Après tout, c’est elle qui m’avait servi cet appétissant repas et j’avais cru de bon ton de n’en rien laisser aux fourmis. « Ton père est vraiment bizarre ! Quelle idée de ramener un chien aussi maigre à la...
Je passai donc ma première nuit chez mon maître dans un petit cagibi où l’on avait disposé un moelleux tapis. Dès que je m’y étendis je ressentis immédiatement une sensation de bien-être qui me fit presque défaillir. Et pour cause : le bain que l’on m’avait fait prendre m’avait non seulement rendu...
Les jumeaux, Assane et Ousseynou, qui avaient donné un coup de main à leur père pour le bain n’y étaient pas allé de main morte et m’avaient, à tour de rôle, frotté vigoureusement tout le corps avec une éponge en crin , riant comme deux petits fous de me voir frissonner comme une feuille morte et...
Dans le prolongement du couloir une sorte de corridor bifurquant sur la droite permettait d’accéder à l’étage par un escalier pas trop étroit, d’une vingtaine de marches ou plus. De là l’on entrait dans un salon cossu au plafond haut, séparé d’une grande salle à manger rectangulaire par une longue...
J’étais donc prêt à subir un lynchage en règle après ce que je m’étais risqué à faire mais, ô surprise, je me sentis au contraire enveloppé dans un tissu soyeux et soulevé de terre par deux bras vigoureux qui me déposèrent ensuite sur un coussin moelleux à l’intérieur de la voiture. Puis le...
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