Deuxième nuit de festival : JAZZ comme BRASSAGES.

Duo Didier Labbé/ Jax Flavel et Wasis Diop, deux univers au style différent mais qui partagent l’audace de l’originalité dans leurs créations.

Vendredi 6 Juin 2014 - 12:21

En première partie, le duo franco-malgache a servi au public un concerto alliant l’académisme à l’émotion, la poésie à la technique. Le saxophoniste –flûtiste français et le bassiste malgache inventent des sonorités inattendues, entre musique acoustique et free-jazz. Deux je engagés dans un hymne au métissage. Avec beaucoup de générosité, Jax donne libre cours à la basse électrique que le saxo ou la flûte de Didier habillent de brillance. L’ensemble séduit par son esthétique légèrement décalée. Chaque pièce est un exercice d’équilibrisme, un mirage d’harmonique. De Tenatiku ( « éperdument amoureux ») , à Africa, en hommage à Dollar Brand, le duo s’affronte dans une symphonie à plusieurs voies, nourries à toutes les sources ,issues du brassage des cultures.

Wasis Diop, en deuxième partie, a prolongé le voyage avec ses ballades. Un show dans la tradition des grandes rencontres ou l’éternel adolescent aux binocles d’intello a interprété plusieurs parmi les titres qui font son immense succès : Sénégalais, Anna, Ayo Néné, Issa Sow, à Dubai, Am Bay, Ray Mbellé, Pont Faidherbe.

Six musiciens, dont un accordéoniste au toucher remarquable, voilà l’ossature du groupe du chanteur rebelle à la voix unique. Le timbre grave du barde sénégalais nous berce, ses textes en français et en ouolof parlent d’hier et d’aujourd’hui. Entre pop et folk, la musique de Wasis a une touche particulière, avec un léger parfum de jazz. Aussi profond que les racines du baobab, aussi éthéré qu’un feu d’artifice, c’est un hymne à la vie, un désespoir qui invite à l’optimisme. Chez Wasis , le ton peut devenir soudain grave, alors il arbore comme des habits de messie : « avec SOWETO( un de ses vieux succès), ils ont été obligés de faire sortir Mandela. » Guitare en bandoulière, Wasis Diop chante ou lance une vanne. « Je salue un certain Sankharé ! » Il vit son art, cela ne l’empêche pas d’avoir un regard franc sur les hommes.

Charles Camara

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