Aldiouma Sow publie un réquisitoire contre le " diktat " au sein de PASTEF

Mercredi 3 Juin 2026

Au lendemain de la sortie médiatique fracassante d'Ousmane Sonko, le ministre-conseiller à la Présidence de la République chargé du pôle politique, Aldiouma Sow, est monté au créneau pour défendre vigoureusement le chef de l'État Bassirou Diomaye Faye.


Également membre du Bureau politique national de PASTEF, le responsable politique a publié un long réquisitoire dans lequel il affirme que « le Président de la République demeure un fervent adepte et partisan du dialogue politique » et qu'il reste de ce fait « en totale cohérence avec lui-même depuis son appel au dialogue national de mai 2025 ».


Il assène avec force que chez le chef de l'État, « le dialogue n’est pas une variable d'ajustement conjoncturelle ou un simple levier tactique ; c’est une valeur politique cardinale, une méthode de gouvernance des affaires publiques ». Pour couper court aux rumeurs de compromissions, Aldiouma Sow martèle que « le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu de pacte secret à la prison du Cap Manuel » et qu'il n'a participé à « aucune initiative de braquage du droit souverain du peuple sénégalais ».


En revanche, il révèle que « les véritables pactes et complots se sont tramés dans les coulisses de cette fameuse suite carcérale du Cap Manuel », là même où « l'on a fait jurer, la main sur le Coran, à des candidats n'appartenant pas à Pastef [...] de remettre le pouvoir au "messie" au lendemain de leur prestation de serment ».
 

Dénonçant une gestion des investitures passées qu'il juge catastrophique pour les militants de la première heure, le cadre de PASTEF charge sévèrement la direction du parti. Il rappelle qu'au sein de ce « huis clos carcéral, il avait été décidé d’enterrer le Projet après l’avoir violemment dévoyé en 2022 lors des élections législatives, où toute notre base s’est retrouvée investie sur la liste des suppléants au profit d’alliés de la dernière heure ».


Aldiouma Sow apporte un soutien sans faille aux ministres contestés de l'actuel gouvernement en leur lançant : « Soyez fiers de votre décision. En répondant à l’invitation du Chef de l’État, vous êtes restés en parfaite adéquation avec le manifeste de notre Parti [...] qui nous enjoint de toujours placer la Patrie et la République au-dessus de toute considération partisane ou clanique ».


Il balaie d'un revers de main les menaces de sanctions en ajoutant : « On pourra vous bannir des groupes WhatsApp et Telegram, vous exclure ou vous suspendre des instances nationales du Parti, mais personne ne pourra jamais, politiquement parlant, vous arracher au projet patriotique ».


Enfin, face à ce qu'il identifie comme « une dérive messianique et anti républicaine », le ministre-conseiller avertit que cette stratégie, menée « au moyen d’une stratégie victimaire et pseudo puritaine ainsi que par l’instrumentalisation du sort des martyrs », n'a d'autre but que « la déstabilisation de la majorité présidentielle », avant de lancer un appel ultime aux cadres tentés par ce « messianisme destructeur et incertain » à changer d'avis.
 

MS/NDARINFO
 

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