Quarante-huit heures après les attaques coordonnées du 25 avril qui ont plongé le Mali dans le deuil, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a brisé le silence ce lundi 27 avril. Depuis la Primature, le Chef du Gouvernement a tenu un discours de fermeté absolue après l'assassinat du Ministre de la Défense, le Général de Corps d’armée Sadio Camara, qualifiant cet acte de « lâche ». Malgré l'émotion, le Général Maïga a martelé une volonté inébranlable : « Nous ne fléchirons pas », confirmant que le processus de refondation nationale se poursuivra sans relâche.
Des accusations de soutien extérieur
Le Premier ministre a été catégorique sur les dessous de cette offensive d'envergure. Selon les autorités maliennes, les groupes armés auraient bénéficié d'un appui logistique et stratégique de parrains étrangers pour tenter un coup de force visant la prise du pouvoir et l'arrêt brutal de la transition. Abdoulaye Maïga estime que l'objectif de l'ennemi était de briser le moral des Maliens en semant la peur et en affaiblissant la détermination des autorités actuelles dans leur quête de souveraineté.
La riposte des FAMa et l'appel à l'union
Saluant la réactivité héroïque des Forces Armées Maliennes (FAMa), le Chef du Gouvernement a affirmé que la réponse militaire immédiate avait permis de mettre en échec la tentative de conquête territoriale des terroristes. En conclusion, il a lancé un appel vibrant à la population pour garder son calme, renforcer la collaboration avec les forces de sécurité et maintenir le cap vers l'édification du Mali Kura. Cette sortie solennelle vise à rassurer l'opinion nationale et internationale sur la stabilité de l'État malgré la perte d'une figure centrale de la transition.
MS/NDARINFO