L'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2027, initialement confiée au trio Kenya-Ouganda-Tanzanie sous le projet « Pamoja », vacille sérieusement. Selon un rapport d'inspection de la Confédération Africaine de Football (CAF) révélé par la presse internationale ce mercredi 22 avril 2026, des retards critiques dans les travaux d'infrastructures font peser une menace réelle de délocalisation. Si la Tanzanie semble tenir ses engagements, la situation au Kenya et surtout en Ouganda — où aucun stade ne répond actuellement aux normes de catégorie 4 — inquiète au plus haut point l'instance continentale.
L'Afrique du Sud en "Plan B" providentiel
Face à l'éventualité d'un désistement forcé du bloc est-africain, la CAF étudie déjà des alternatives crédibles pour sauver la 36e édition de la compétition. L'Afrique du Sud, forte de son héritage du Mondial 2010 et de ses infrastructures de classe mondiale, apparaît comme le repreneur le plus naturel. Le Rwanda est également cité comme un recours potentiel. Pour la CAF, l'enjeu est de garantir la tenue du tournoi aux dates prévues, du 19 juin au 18 juillet 2027, sans compromettre la qualité de l'accueil et la sécurité des délégations.
Des retards structurels difficiles à combler
Au Kenya, le stade de Talanta accuse déjà un retard de sept mois, tandis que l'Ouganda peine à lancer la rénovation de ses enceintes principales. Au-delà des stades, ce sont les capacités hôtelières et les réseaux de transport qui font défaut. Bien que le président de la CAF, Patrice Motsepe, ait prévu une visite d'inspection en mai pour évaluer la situation sur le terrain, l'optimisme laisse place au pragmatisme. Une décision politique et technique imminente pourrait rebattre les cartes de l'organisation dans les prochaines semaines.
MS/NDARINFO