Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a discrètement saisi le Conseil constitutionnel afin d'obtenir un avis officiel sur la légalité du projet de réintégration d'Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale. L'information, révélée par le quotidien Les Échos ce mardi 26 mai 2026, indique que le chef de l’État suit avec une attention soutenue l'évolution de la situation institutionnelle et a choisi d'activer les leviers juridiques régulateurs pour arbitrer la crise qui secoue le sommet de l'État.
Cette saisine d'urgence intervient alors qu'une séance plénière décisive est convoquée ce mardi à l'hémicycle pour acter la réorganisation du bureau de la chambre législative. Les députés de la formation majoritaire, le PASTEF, affichent la ferme volonté de réinstaller l'ancien Premier ministre au perchoir de l'Assemblée nationale. Face à cette initiative, le président de la République n'est pas resté passif et s'en remet à la haute juridiction pour valider ou invalider la conformité de ce procédé au regard du droit positif sénégalais.
Le calendrier de cette consultation juridique s'avère particulièrement serré au vu des échéances parlementaires de la journée. Bien que la date et l'heure exactes de la délibération des 7 Sages ne soient pas encore officiellement rendues publiques, les acteurs politiques et l'administration parlementaire estiment qu'un positionnement écrit du Conseil constitutionnel sera impérativement requis ce matin, idéalement avant l'ouverture de la séance fixée à 09 heures.
Pour rappel, cette reconfiguration politique majeure fait suite à la démission, ce dimanche, du président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye. Ce retrait stratégique de la tête de l'institution parlementaire est survenu seulement quarante-huit heures après le décret présidentiel actant le limogeage d’Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre à la Primature, ouvrant la voie à une intense bataille de doctrine et de procédures entre l'Exécutif et le Législatif.
MS/NDARINFO