Pastef : Après les ministres, le sort des directeurs généraux fait débat

Mercredi 3 Juin 2026

Le parti PASTEF a décidé de ne pas siéger dans le nouveau gouvernement d'Ahmadou Al Aminou Lo après le constat de désaccords profonds entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Selon le leader des patriotes, les discussions menées au Palais ont révélé des convergences, « mais aussi et surtout des points de désaccord, notamment autour de la place et du rôle de la majorité dans le dispositif exécutif, dont nous ignorons tout de la structure ».


Partant de ce constat, la direction du parti a acté qu'aucun ministre ne la représenterait. Pourtant, la liste définitive de l'attelage gouvernemental a mis en lumière la nomination de plusieurs cadres de la formation politique, à l'instar de Balla Moussa Fofana, Yankhoba Diémé, Ibrahima Sy, Alioune Ndione et Déthié Fall. Le journal pro-Sonko Yoor Yoor élargit même cette liste de « transhumants de l’intérieur » à Cheikh Diba, Bakary Sarr, Abdoul Ahad Ndiaye et Marie-Angélique Diouf.

 

Face à cette situation qualifiée de dissidence, PASTEF a immédiatement activé des sanctions disciplinaires radicales à l'échelle locale et parlementaire. Le ministre Yankhoba Diémé a été exclu par la section de PASTEF Bignona, tandis que le Dr Ibrahima Sy a été retiré des plateformes militantes à Podor. Un député de la majorité a d'ailleurs martelé que tous les responsables nommés s'étaient de fait auto-exclus.


Désormais, l'attention se tourne vers l'avenir des directeurs généraux des sociétés publiques et parapubliques. Si le parti avait initialement affirmé dans un communiqué que « l’exercice ou la renonciation aux responsabilités publiques est un choix individuel librement consenti », la donne a radicalement changé.

En toute logique, le parti devrait exiger le retrait de ses DG pour des raisons de cohérence politique et de contrôle des structures étatiques stratégiques. L'heure est au choix crucial : certains comme Waly Diouf Bodian et El Malick Ndiaye réaffirment leur fidélité absolue à Ousmane Sonko, tandis que d'autres semblent prendre leurs distances en faveur du président Diomaye Faye.
 

MS/NDARINFO
 
 

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