Face à une ville où l'érosion côtière, les submersions marines et les inondations menacent chaque année davantage populations et infrastructures, une délégation conjointe de la Banque mondiale et du Dispositif mondial pour la réduction des risques de catastrophes (GFDRR) s'est rendue à Saint-Louis pour évaluer les avancées du Projet de Relèvement d'Urgence et de Résilience (SERRP).
La rencontre, organisée par l'Agence de Développement Municipal (ADM), a réuni autour des partenaires internationaux le gouverneur Al Hassan Sall et le maire Mansour Faye.
« L'érosion côtière, les submersions marines et les inondations menacent les populations et les infrastructures. Face à cette situation, il fallait agir avec responsabilité et anticipation », a rappelé le directeur général de l'ADM, Dr Mahmouth Diop, dressant le bilan d'un projet ayant permis la construction de logements pour les populations affectées, la réalisation d'infrastructures socio-économiques et le renforcement de la résilience des communautés.
Du côté de la Banque mondiale, le ton est à l'encouragement mesuré. « Nous accompagnons l'État du Sénégal avec un financement d'environ 40 milliards de FCFA. Les résultats observés à Saint-Louis sont très encourageants, même si des défis subsistent », a déclaré Lorenzo Carrera, représentant de l'institution.
Pour le gouverneur Al Hassan Sall, la visite a surtout été l'occasion de remettre les enjeux de la région sur la table : « Nous avons échangé sur les questions environnementales, la préservation du littoral, la pêche et les perspectives de développement économique de la région. » Une ambition que le maire Mansour Faye a résumée en une formule : faire de Saint-Louis « une cité attractive, durable et résiliente ».
À l'issue des échanges, de nouvelles pistes de coopération ont été identifiées pour accompagner la ville dans son adaptation aux changements climatiques et la poursuite de son développement durable.