L'Autorité nationale d'assurance qualité de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (ANAQ-Sup) a entamé à Saint-Louis sa tournée 2026 de partage du dispositif national d'assurance qualité, après une première étape menée en 2025.
« Cette première étape a voulu qu'on soit à Saint-Louis pour justement partager, rapprocher le dispositif national d'assurance qualité aux différents acteurs de l'enseignement supérieur, aux différents acteurs de la recherche, aux différents acteurs de l'éducation nationale, mais également ceux-là qui sont au niveau du secteur de la formation technique et professionnelle », a indiqué le professeur Mas Samba Diouf, Secrétaire exécutif de l'ANAQ-Sup.
Il a précisé que cette initiative s'inscrit dans la volonté de « décloisonner ces procédures » à travers une démarche d'« assurance qualité hors les murs », déployée par pôles territoriaux.
Pour l'ANAQ-Sup, autorité chargée de l'évaluation, de la régulation et de l'accréditation des programmes d'enseignement supérieur, la priorité reste la reconnaissance des diplômes délivrés par les établissements sénégalais. « C'est le premier critère qui nous semble fondamental et qui va devoir permettre aux étudiants de pouvoir trouver facilement un emploi », a souligné le professeur Diouf, rappelant que cette reconnaissance conditionne l'accès des diplômés à la fonction publique ainsi que leur mobilité nationale et internationale.
Sur le plan des statistiques partagées lors de la tournée, l'Université Gaston Berger (UGB) figure parmi les bons élèves, avec un taux d'accréditation de 35 à 40%. « L'université a quasiment tous ces programmes qui entrent dans le cadre de l'habilitation institutionnelle. Il va falloir travailler dorénavant à faire accréditer le reste des programmes qui ne l'est pas encore », a-t-il noté.
Le constat est en revanche plus préoccupant pour les établissements privés d'enseignement supérieur : sur 16 structures, seules 3 ont bénéficié de l'habilitation institutionnelle délivrée par le ministère de l'Enseignement supérieur après évaluation de l'ANAQ-Sup.
Un atelier spécifique leur est consacré, durant lequel l'ANAQ-Sup entend leur expliquer les dispositions à prendre pour relever le niveau de qualité de leurs établissements. « Nous allons travailler avec eux pour voir comment les accompagner pour que ce niveau d'accréditation soit davantage satisfaisant », a conclu le professeur Diouf.