Tahirou Sarr exige le blocage des frontières plutôt que le déguerpissement des ponts.

Samedi 16 Mai 2026 10:13

La décision du gouverneur de Dakar d'interdire l'occupation des dessous d'autoponts suscite déjà de vives vagues de contestation au sein de l'hémicycle. Le député Tahirou Sarr, président du parti Jël Liñu Moom – Les Nationalistes, est monté au créneau ce samedi 16 mai 2026 pour juger cette mesure administrative totalement inadaptée aux réalités du moment.


Le parlementaire estime que les autorités étatiques s'attaquent uniquement aux manifestations visibles du désordre urbain sans jamais vouloir remonter aux causes profondes de l'insécurité et de la congestion démographique qui étouffent la capitale.



Dans une déclaration publique relayée par plusieurs plateformes dont Senego et Xalima, le leader nationaliste a déplacé le débat de la salubrité urbaine vers la souveraineté sécuritaire en pointant du doigt la perméabilité des frontières nationales. Selon lui, l'installation d'abris de fortune et l'occupation anarchique des ouvrages publics à Dakar sont le résultat direct d'une immigration clandestine non maîtrisée. Il affirme que des flux importants d'étrangers entrent et s'installent quotidiennement dans le pays sans aucun contrôle d'identité rigoureux ni cadre migratoire clairement défini par l'État, ce qui pèse lourdement sur la sécurité de la région de Dakar.


Tahirou Sarr qualifie d'incohérente la stratégie du gouverneur Ousmane Kane, consistant à traquer les sans-abris et les petits commerçants sous les échangeurs pendant que les vannes migratoires restent ouvertes à l'entrée du territoire national. Martelant que la souveraineté d'un pays commence d'abord par la maîtrise absolue de ses frontières, le député appelle le gouvernement à changer de paradigme. Il exige la mise en place immédiate d'une politique migratoire beaucoup plus stricte et un encadrement rigoureux de la présence des étrangers au Sénégal, estimant que l'ordre public durable ne s'obtiendra pas par de simples opérations de déguerpissement urbain.


MS/NDARINFO

 
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