Violences à l'UCAD : trois leaders d'étudiants définitivement exclus du campus

Vendredi 15 Mai 2026 23:06

Suite aux violents affrontements enregistrés dans la nuit du 2 au 3 mai 2026 à l'UCAD, le Conseil de discipline s'est réuni pour statuer sur les responsabilités des différents protagonistes. La sanction la plus lourde est tombée : l'exclusion définitive de trois étudiants identifiés comme les principaux instigateurs des troubles. Cette mesure radicale, annoncée par la Direction de la communication de l'université, marque la volonté ferme des autorités académiques d'instaurer une politique de « tolérance zéro » face à l'insécurité en milieu estudiantin.


Les étudiants bannis à vie de l'UCAD sont Khadim Diouf (Master 2 SVT), Ousmane Guèye (Master 1 PC) et Jean Pierre Babacar Thiao (Licence professionnelle). Le communiqué précise que cette exclusion leur interdit toute nouvelle inscription dans n'importe quel établissement relevant de l'université de Dakar. Jean Pierre Babacar Thiao et Khadim Diouf sont respectivement désignés comme les coordonnateurs de la « Liste Bleue » et de la « Liste Azur », deux mouvements rivaux dont les tensions persistantes ont fini par dégénérer en scènes de guérilla urbaine au cœur des pavillons universitaires.



D'après les éléments de l'enquête interne, les incidents ont débuté aux environs de 23 heures lors d'une assemblée générale de la Liste Bleue à la Faculté des Sciences et Techniques (FST). Le groupe s'est ensuite dirigé vers le campus social avec un matériel de sonorisation puissant et des pétards, provoquant d'importantes nuisances sonores. Malgré les tentatives de médiation des agents de sécurité du COUD, le camp adverse de la Liste Azur a répliqué en déployant son propre dispositif sonore. La confrontation verbale a rapidement laissé place à des affrontements physiques d'une rare violence aux alentours des pavillons F et G vers 2 heures du matin.



Outre ces trois exclusions définitives, le Conseil de discipline a également prononcé des sanctions graduelles allant de une à cinq années d’interdiction d’inscription pour plusieurs autres étudiants impliqués dans ces troubles. En démantelant les têtes de pont de ces organisations rivales, le rectorat espère mettre fin au climat de terreur qui paralyse parfois la vie académique et envoyer un signal fort à l'ensemble de la communauté estudiantine : l'université doit rester un espace de savoir et non un champ de bataille pour factions politiques.

MS

MS/NDARINFO
PLUS D'INFOS ...