XVe Législature : 18 députés de l'opposition attaquent le mandat d'Ousmane Sonko devant le Conseil constitutionnel

Lundi 1 Juin 2026

Dix-huit députés de l'opposition à l’Assemblée nationale annoncé avoir saisi le Conseil constitutionnel d'une requête visant à faire déclarer « contraire à la Constitution » la réintégration d'Ousmane Sonko en qualité de député.


Dans un communiqué de presse daté du 1er juin 2026, les parlementaires signataires contestent la décision du Bureau de l'Assemblée nationale du 24 mai 2026, qui a permis le retour d'Ousmane Sonko au sein de l'hémicycle avant son élection à la présidence de l’institution le 26 mai 2026.

Selon les requérants, l'ancien Premier ministre nommé en 2024 se trouvait, dès son élection comme député cette même année, dans une situation d'incompatibilité régie par l'article 54 de la Constitution. Pour l'opposition, le choix initial d'Ousmane Sonko de conserver ses fonctions gouvernementales équivalait à un renoncement à son mandat législatif. Sa réintégration est donc qualifiée de « violation flagrante et manifeste de la Constitution et du principe de la séparation des pouvoirs ».


Le collectif des députés dénonce par ailleurs d'importants blocages administratifs au sein de l'Assemblée nationale pour l'obtention des pièces nécessaires à la procédure. Les parlementaires affirment avoir été contraints de recourir à des sommations d'huissier, via Maître Abou Sall, pour tenter d'obtenir l'acte de réintégration ainsi que le procès-verbal de la séance plénière du 26 mai 2026.


Selon les termes du document, le Secrétaire général et le Premier Vice-Président de l'Assemblée nationale ont tous deux refusé de délivrer ces documents publics.

Un acte qualifié par les signataires d'« entrave grave aux droits des députés et à la transparence démocratique ». Face à ce qu'ils nomment une « forfaiture », les députés de l’opposition en appellent à l'arbitrage du Conseil constitutionnel et réaffirment que « aucune majorité, si large soit-elle, n'est au-dessus de la loi fondamentale de la République ».


MS/NDARINFO

 

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