L’enquête judiciaire visant l’acteur politique Ndiaga Seck, arrêté le 15 mai 2026 par la Division des investigations criminelles (DIC) et transféré à Linguère, connaît de nouveaux développements administratifs.
Le prévenu est formellement cité dans une procédure d'instruction portant sur des faits présumés « d'association de malfaiteurs, de harcèlement sexuel, d'incitation à la débauche, de collecte et diffusion de contenus à caractère pornographique, ainsi que d'actes contre nature ». Selon les données publiées ce lundi par le quotidien Libération, les investigations policières ont conduit à l'émission d'avis de recherche visant au moins 17 autres personnes issues de différents secteurs d'activité
L'origine de la procédure et les premiers mandats de dépôt
Le déclenchement de cette affaire découle des déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, âgé de 49 ans, qui a affirmé aux enquêteurs avoir entretenu une relation sur plusieurs années avec le mis en cause. Lors de son audition initiale, l'accusateur a transmis aux services de la DIC un ensemble de messages et de fichiers numériques à caractère sexuel.
Confronté à ces éléments matériels, Ndiaga Seck a reconnu l'existence d'échanges téléphoniques avec des individus identifiés au sein du milieu homosexuel, tout en contestant l'existence de relations physiques avec le plaignant.
Les examens médicaux versés au dossier indiquent des résultats négatifs concernant le VIH pour Ndiaga Seck, tandis qu’Ahmadou Lamine Dia a déclaré sa séropositivité, enregistrée depuis 2013.
Le terminal mobile du principal prévenu est en cours de transmission à la Division de la cybersécurité (DSC) afin de procéder à des analyses techniques approfondies des données historiques. Ndiaga Seck doit être présenté ce lundi devant le magistrat instructeur pour notification des charges.
À ce stade de la procédure pénale diligentée dans la région Nord, 22 personnes, incluant le dénonciateur Ahmadou Lamine Dia, ont déjà été formellement placées sous mandat de dépôt par le doyen des juges d'instruction près le tribunal de grande instance de Louga.
MS/NDARINFO