NDARINFO | Actualités de Saint-Louis, Sénégal & Nord

Assemblée nationale : l'absentéisme relance le débat, Pastef réplique

Mardi 11 Août 2026 - 08:53

L'ouverture de la première session extraordinaire de l'Assemblée nationale a été marquée par un absentéisme constaté chez les parlementaires. Le quorum a été atteint, mais le débat sur la présence des élus a immédiatement resurgi, forçant Pastef à réagir.


Sur 165 députés que compte l'hémicycle, seuls 104 étaient présents à l'appel lundi, un chiffre qui a suffi à atteindre le quorum requis pour permettre au président de l'institution, Ousmane Sonko, d'ouvrir les travaux consacrés notamment aux deux propositions de loi sur la déclaration de patrimoine présidentielle et sur le régime juridique des fonds secrets, mais qui a immédiatement relancé le débat récurrent sur la présence des élus dans l'enceinte du Parlement, un dossier déjà annoncé la semaine précédente comme le cœur de cette session.

Si certains observateurs et acteurs politiques ont vu dans ce taux d'absence un signal inquiétant, du côté du groupe parlementaire Pastef, on tempère. Le député Amadou Ba a tenu à apporter des précisions sur la situation propre à sa formation, majoritaire à l'Assemblée nationale.

Selon Amadou Ba, le chiffre global d'absentéisme constaté lundi ne doit pas être interprété comme un désengagement du groupe Pastef. Il soutient que, sur les 130 députés qui composent le groupe parlementaire, 104 étaient effectivement présents dans l'hémicycle au moment de l'ouverture de la session. Quant aux 19 autres, ils n'étaient pas absents sans raison : ils ont, selon lui, transmis des excuses légitimes acceptées. Autrement dit, pour le parlementaire, la quasi-totalité des absences relevées au sein de son groupe serait justifiée et validée, loin de l'image d'un hémicycle déserté que pourrait laisser croire le chiffre brut de 104 présents sur 165 parlementaires toutes formations confondues.

Au-delà de la question de l'assiduité, Amadou Ba a également tenu à donner le ton du calendrier parlementaire à venir. Selon lui, le groupe Pastef a d'ores et déjà acté qu'il n'y aura pas de vacances parlementaires cette année, compte tenu des urgences législatives et politiques du moment, un agenda déjà particulièrement dense pour cette rentrée, entre l'examen de six commissions d'enquête parlementaires et les critiques déjà formulées par l'opposition sur le choix des dossiers retenus.