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La filière oignon grippée dans le Gandiolais: Les producteurs traînent une dette globale de 445 millions Cfa.

Mardi 30 Avril 2013

La filière oignon grippée dans le Gandiolais: Les producteurs traînent une dette globale de 445 millions Cfa.
Réunis en assemblée générale à Ricotte, les producteurs d’oignons du Gandiolais ont révélé hier qu’ils ont reçu de nombreuses lettres de mise en demeure que les banques, les mutuelles d’épargne et de crédit et autres institutions financières leur ont transmis pour les sommer de payer l’ensemble des dettes contractées depuis trois ans et estimées globalement à plus de 445 millions Cfa.

Selon le président régional du comité national de développement de l’horticulture, El Hadj Niang, le responsable des producteurs de Ricotte, Aliou Sow, du fait de la mévente de la production d’oignon dont une très bonne partie est devenue impropre à la consommation, les producteurs sont obligés de brader actuellement la récolte à vil prix.

Le kilogramme d’oignon devait coûter 190 F dans le Gandiolais alors qu’il est cédé aujourd’hui à 85 F par ces milliers de maraîchers qui n’arrivent plus à faire face à ce qu’ils appellent une concurrence déloyale encouragée par ceux qui vendent le sac d’oignon importée (variété hollandaise) de 25 kg à 2000 F.

Chaque année, ont-ils rappelé, les producteurs d’oignons du Gandiolais sont confrontés à d’énormes difficultés pour commercialiser la production locale (variété violet de Galmi). Depuis trois ans, cette situation qui prévaut actuellement dans l’arrondissement de Rao, préoccupe les paysans des communautés rurales de Ndiabène Gandiole, de Gandon et de Fass-Ngom. Et cette année encore, d’importantes quantités d’oignons sont en train de pourrir à Ricotte, Mboumbaye, Rimbax, Fass Dièye, Gouye Rène, Dégou Niaye, Mbao Gandiole, etc.

Cette mévente et cette pourriture de l’oignon local, ont-ils souligné, sont toujours dues au blocage tardif des importations. Ils se souviennent de la période faste durant laquelle, avec l’appui de l’Etat, ils arrivaient à vendre la production locale à 350 F le kilogramme.
Dans cette zone de forte production maraîchère, les paysans tirent l’essentiel des ressources financières dont ils ont besoin pour survivre, de la commercialisation de l’oignon local
.
Plus de 100.000 ha sont emblavés en oignon chaque année dans le Gandiolais, devenu un important pôle de convergence de nombreux ouvriers agricoles qui viennent des quatre coins du pays et de la sous-région.
Ces maraîchers du Gandiolais qui ne disposent pas de séchoirs et autres magasins de stockage, sont cependant confrontés à d’énormes difficultés pour conserver ces quantités importantes d’oignon.

Mbagnick Kharachi Diagne


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