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Érosion côtière à Saint-Louis : Une « analyse globale » pour annihiler le problème

Mercredi 31 Janvier 2018 - 11:03

Selon l’Aps, le l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot dans un entretien souligne l’importance d’une analyse globale : « J’y suis allé une quinzaine de fois, donc c’est une ville que je connais bien. J’ai été sensibilisé par le maire, comme par le président de la République et le Premier ministre sur les problèmes ayant trait à la Langue de Barbarie, en termes d’érosion côtière. Donc, c’est un problème dont je comprends le caractère essentiel […] », a expliqué le diplomate français.
 

Le diplomate informe que : «Il faut faire quelque chose. D’ailleurs, des actions ont quand même été entreprises, puisqu’il faut quand même le rappeler, L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a souligné mardi l’importance d’agir contre l’érosion à Saint-Louis, un phénomène qui selon lui requiert « une analyse globale ».
 

« J’y suis allé une quinzaine de fois, donc c’est une ville que je connais bien. J’ai été sensibilisé par le maire, comme par le président [de la République] et le Premier ministre sur les problèmes ayant trait à la Langue de Barbarie, en termes d’érosion côtière. Donc, c’est un problème dont je comprends le caractère essentiel […] », a d’emblée déclaré le diplomate français.
 

Interrogé par l’Agence de presse sénégalaise (APS) en perspective de la visite du président français Emmanuel Macron au Sénégal, M. Bigot a relevé que des maisons et des écoles ont été touchées et « sont aujourd’hui inutilisables ».
 

Soulignant que le phénomène fait peser une menace sur la vie des populations sur la Langue de Barbarie, l’ambassadeur de France a insisté sur l’urgence d’une action contre l’érosion côtière. « Il faut faire quelque chose. D’ailleurs, des actions ont quand même été entreprises, puisqu’il faut quand même le rappeler, l’Etat sénégalais finance des travaux […] pour protéger les habitations des tempêtes et des marées extrêmes. »
 

Mais le diplomate français estime qu’au-delà des travaux d’urgence en cours, il convient aussi d’entreprendre des actions à long terme « avec beaucoup de soin ».
 

Christophe Bigot explique en effet qu’il y a une « interaction entre le fleuve (Sénégal), la brèche et l’érosion côtière ». Selon lui, « tout ça doit être analysé de manière globale pour permettre d’avoir des conclusions justes ».
 

Il a annoncé que le chef de l’Etat français, dont la visite démarre jeudi, se rendra sur cette partie de Saint-Louis « menacée par les tempêtes » et la mer ainsi que sur l’Ile, « où la France participe à des actions destinées à restaurer une partie du patrimoine et à promouvoir le tourisme et la culture de Saint-Louis ».
 

Lors de sa première visite au Sénégal, Emmanuel Macron participera le 2 février prochain, à Dakar, à la 3ème Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation.
 

L’objectif est de réunir trois milliards de dollars pour aider l’école primaire sur la planète entre 2018 et 2020.

Des accords-cadres seront signés par les deux pays dans le domaine de l’éducation. Entre autres, il est également prévu le lancement d’un campus universitaire franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniadio.
 

Le président français aura par ailleurs des entretiens avec son homologue sénégalais qui le recevra à dîner pour célébrer les relations entre les deux pays.

pségalais finance des travaux pour protéger les habitations des tempêtes et des marées extrêmes », a déclaré M. Bigot

SENENEWS
 



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1.Posté par diop le 31/01/2018 20:47 | Alerter
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Je m'offusque de l'attitude de l’Etat du Sénégal , de son gouvernement et de l'opposition toute entière face à ce meurtre du jeune pécheur get ndarien par les gardes cotes mauritaniens qui somme toute ne constitue pas une première et à mon avis ne sera pas une dernière...
Le devoir d'un état est de protéger ces concitoyens, et non de les offrir en pâture. Le devoir des partis opposant au pouvoir c'est d'alerter, de provoquer le débat sur ce sujet à la limite d'appeler à manifester et de dénoncer l'attitude de l'état on ne peut plus regardant de ces meurtres gratuits et répétés sur des pécheurs sénégalais, parce que trop c'est trop...Si des piroguiers sénégalais se font assassinés en haute mer depuis des années par la marine mauritanienne armée jusqu'aux dents c'est à cause des déclarations post assassinat que l'état du Sénégal à l'habitude de tenir du style '' ils ont rien a faire dans les eaux territoriales de la mauritanie'' . Certes... Mais ce type de déclaration donne droit automatiquement et implicitement à la marine mauritanienne de tirer sur des piroguiers saint Louisiens non armés. Ce n'est pas possible qu'un état ou un gouvernement puisse à ce point accabler ses ressortissants dans une situation aussi dramatique. La marine mauritanienne tueuse, à la gâchette facile, n'en pas pour autant reçu des réprimandes de la part de son état bien au contraire. Le gouvernement mauritanien argue qu'ils ont tiré sur le moteur des piroguiers car ils se sentaient menacés '' refus d'obtempérer... Intention d'entrer en collision en vue d'endommager..." Une pirogue contre un patrouilleur en haute mer. Mais de qui se moque t-on? Tout compte fait on en attendait pas moins de ce moyen de défense... ce que je trouve normal et c'est ce que l'on attend d'un état qui se respecte ou qui veut se faire respecter même si de l'autre côté de la frontière on considère ce meurtre comme disproportionné par rapport à la 'faute commise' qui rappelons le n'est rien d'autres que la présence d'une pirogue en haute mer dans un espace maritime que les gardes cotes mauritaniens considèrent être le leur. Que je sache, le Sénégal n'est pas en situation de conflit, ni de guerre.
Comment peut on tirer alors sur des piroguiers pour qui il est difficile de faire croire ou de faire accepter que la mer a des limites et qu'il y a un banc poisson à quelques kilomètres de chez eux qu'ils ne peuvent pas suivre, ni pêcher à la ligne ou aux filets. Ceci est d'autant plus incompréhensible que des générations avant eux, bien avant la présence des colons ont toujours péché, dans ces mêmes eaux.
Le rôle de l'état ne devrait-il pas être de diligenter une enquête conjointe avec l'état mauritanien pour élucider cette affaire au clair au lieu de condamner ses citoyens?
Dans tous les cas l'état mauritanien avait prévu ou préméditer cet acte barbare.

La venue du président Français à St Louis dans quelques jours, l'approche des élections présidentielles en mauritanie y sont certes pour quelque chose comme pour faire dire que nous aussi on existe, ou se refaire une popularité perdue.

Une chose est sûre tant que nos ministres n'arrêteront pas d'aller courber l'échine en mauritanie pour récupérer des pirogues et des moteurs confisqués injustement par les gardes côtes mauritaniens sur des pécheurs Saint-Louisiens, négocier des contrats de pêche qui ne seront jamais respectés par l'état mauritanien ce dernier se sentira toujours en position de force dans nos relations bilatérales et se sentira tout permis y compris d'assassiner de paisibles pécheurs qui considèrent la mer comme une ressource naturelle inépuisable et un bien commun pour tous.
Dans notre pays, tant que la presse écrite ou parler ne pourra pas traiter l'information relatant les problèmes démocratiques, du respect des droits de l'homme, et de l'esclavage des noirs mauritaniens sans se faire rappeler à l'ordre, l'attitude belliqueuse des maures à notre égard ne s'estompera pas et les rapports de force ne balanceront pas du côté qu'on l'espère.

Oui je dis bien rapport de force. C'est le maître mot.

LAYE SEYE DIOP

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